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Automates Intelligents s'enrichit du logiciel Alexandria.
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18/01/2001 Parasitisme biologique et parasitisme inter-cérébral mémétique

17/01/2001 Une perspective de première importance: les réseaux d'automates industriels

17/01/2001 International forum on globalization (IFG) et technologies

15/01/2001Maîtrise de la technologie des hologrammes générés par ordinateur

15/01/2001 Différenciation des larves d'abeille en reine et ouvrières. Un article d'Infosciences.

13/01/2001 Tout savoir sur les algorithmes génétiques

13/01/2001De l'intelligence artificielle française dans les robots martiens de la NASA

13/01/2001 L'hypothèse Gaïa

13/01/2001 La théorie du singe aquatique (Aquatic Ape Theory)

08/01/2001 New Scientist fait le point sur tous les aspects de l'intelligence artificielle

Janvier 2001 Suite des actualités...

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Janvier 2001
Jean-Paul Baquiast

Parasitisme biologique et parasitisme inter-cérébral mémétique
JPB 18/01/01

Claude Combes, professeur au laboratoire de biologie animale de Perpignan (CNRS) a publié en 1995 une étude sur le parasitisme dans le monde vivant: Interactions durables. Ecologie et évolution du parasitisme entre parasités et parasites, chez Masson. L'auteur, dans Continent Sciences (France-Culture, 18/01/01) a présenté l'essentiel de ses observations et de ses hypothèses. Nous publions le commentaire de Jean d'Aguilar sur ce livre http://www.inra.fr/Internet/Produits/dpenv/biblic26...

"Le parasite est, au sens courant, un organisme qui profite d'un autre organisme pour en tirer sa substance et son habitat. Dans cette acception tous les organismes vivants sont concernés, soit en tant qu'hôte, soit en tant que parasite. Si l'aspect descriptif et biologique du parasitisme est depuis longtemps étudié et analysé, il n'en est pas de même de son rôle en écologie. C'est là toute la nouveauté de l'ouvrage qui résume les travaux développés au cours de cette dernière vingtaine d'années.

Sur le plan écologique, les êtres vivants produisent divers types de "richesses" qui sont convoitées par d'autres êtres vivants. Parmi les différentes relations entre individus, celle du couple hôte-parasite se caractérise par une interaction durable. Celle-ci est rarement à sens unique et l'association prolongée entre les génomes du parasite et de l'hôte permet d'interagir sur leurs phénotypes respectifs. Ainsi le concept d'interaction durable lève toute équivoque quant au terme de parasitisme qui couvre alors le mutualisme, l'inquilinisme, la phorésie, le parasitoïdisme (cette "interaction terminée par un assassinat").

Les trois parties de ce livre envisagent d'analyser tous les aspects du parasitisme lato sensu à la lumière de l'écologie. C'est d'abord l'exploration, dans toute leur diversité, des interactions durables en abordant les conditions d'hôte et de parasite, la formation des communautés et de leur évolution dans le temps. Dans une deuxième partie on suit le devenir des génomes de chacun des membres de l'association. La sélection des informations génétiques des deux partenaires permet des adaptations réciproques développant des procédés visant à rencontrer, éviter, tuer, survivre ou exploiter favorisant ainsi la co-évolution. C'est dans le cadre de la biosphère que, dans une dernière partie, sont examinés les interrelations des parasites avec toutes les composantes du milieu vivant. C'est l'occasion d'analyser leurs rapports avec les populations-hôtes, avec les écosystèmes-hôtes, contre leurs semblables, contre leurs non-semblables puis d'envisager des problèmes comme parasites et évolution (avec l'hypothèse de la fécondation considérée comme une forme de parasitisme) et ceux liés à l'humanité (avec les grandes endémies et l'évolution des Hominidés).

Plus de 500 pages pour exposer magistralement un sujet, certes connu, mais profondément renouvelé par ce nouvel éclairage écologique. Cette synthèse est un cours vivant et attrayant car émaillé de formules évocatrices qui font mouche pour imager l'argumentation : la coévolution est un duel à fleurets mouchetés (parce que chacun trouve son compte dans l'association) ; l'hôte ne peut gagner la guerre parce que la victoire coûte plus cher que la guerre. Chaque grande subdivision se conclut par un faisceau de réflexions ouvrant des voies sur l'avenir et prolongeant le raisonnement. Qui n'héberge pas de parasites ? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les parasites manipulents-ils les hommes ? Quel avenir pour le virus du SIDA ? Y-a-t-il des parasites tricheurs ? Pourquoi l'homme est-il nu ? Autant d'interrogations posées sur le ton badin mais soulevant de vrais problèmes.

Cette oeuvre est une façon d'aborder le parasitisme sous l'angle d'une écologie moderne intégrant divers aspects : écosystèmes, populations, évolution, génétique...A lire pour cultiver la réflexion sur le sujet. Jacques d'Aguilar

Pourquoi nous intéresser à ce sujet, en dehors des lumières passionnantes qu'il ouvre sur l'évolution et la co-évolution? Parce que l'étude des parasites biologiques nous permettra peut-être d'essayer d'analyser avec les mêmes méthodes l'origine, le rôle et finalement l'écologie des mèmes. On sait que ceux-ci sont présentés par l'école dite mémétique (Richard Dawkins, Susan Blackmore, Daniel Dennett) comme  des symboles générés au sein des systèmes neuronaux des espèces vivantes, et s'échangeant entre les individus de ces espèces par la voie des divers langages et supports de langages existants. Ces symboles se comportent de façon "égoïste", comme les gènes, en ce sens qu'ils sont soumis à la compétition darwinienne, et tendent à se reproduire et se répandre dès qu'ils trouvent des milieux favorables. Pour simplifier, on distinguera deux types de mèmes:
- le comportement, acquis puis imité (cf. l'exemple fameux des mésanges anglaises ayant appris à percer les  capsules des bouteilles de lait)
- le concept, mot ou idée, circulant entre les hommes. Contrairement au comportement, qui circule par imitation aussi bien entre les animaux qu'entre les hommes, le concept est réservé aux possesseurs du langage. 

Les études comparées doivent toujours s'efforcer d'élargir le plus possible le champ du regard. A première vue, il n'y a aucun point commun entre un mème, ainsi défini, un gène et moins encore un parasite comme la douve du foie. En regardant de plus près, l'on trouve beaucoup de points communs. La question est de savoir s'ils sont pertinents pour faire avancer la connaissance scientifique de ces trois entités différentes. Nous examinerons ce sujet ultérieurement, dans un article plus complet. Bornons nous à suggérer ici que le mème peut être considéré comme un parasite sui generis complexe, comportant:
- une base neurologique (elle-même peut-être sous commande totale ou partielle d'une structure génétique) qui est la trace neuronale, durable ou passagère, à laquelle le mème correspond dans le système cérébral de son porteur.  Cette base a été acquise au cours de l'évolution de l'espèce ou de l'individu, et mémorisée, lorsque c'est le cas, parce qu'elle s'est imposée de force ou en apportant à l'hôte un avantage compétitif. C'est cette base qui est la partie vivante  (ou biologique) du mème. Sous pression de la compétition darwinienne entre mèmes au sein du système neuronal ou cérébral, elle cherche à s'étendre, se dupliquer, s'adapter et, bien évidemment, coloniser d'autres porteurs.
- une transcription sous forme d'un message informationnel susceptible d'être émis et lu par les organes sensoriels et cogniitifs des porteurs. Ce message est en général matériel (sonore, électronique...on dira virtuel). La transcription permet à la fois la contamination d'un individu vierge,  afin d'en faire un nouveau porteur, et des réplications-mutations-diffusions par la voie des canaux de transferts d'information existant dans les groupes sociaux des espèces considérés.
- des mécanismes de co-évolution permanents entre base neurologique de départ, message informationnel et bases neurologiques d'arrivée. Les porteurs-cibles offrent des défenses immunitaires plus ou moins efficaces à l'invasion de nouveaux mèmes, dues à la présence de mèmes déjà installés qui réagissent par des processus de type immunitaires. Mais au contraire, dans de nombreux cas, les porteurs parasités utilisent le nouveau mème pour renforcer leur adaptation globale  à la compétition qu'ils subissent. C'est notamment le cas dans tous les processus d'éducation-apprentissage.

L'hypothèse ci-dessus n'a de sens que si l'on accepte de considérer le système nerveux, et plus particulièrement le cerveau des hommes et des animaux, comme susceptibles d'être décomposés en menus ensembles neuronaux menant une vie indépendante. La même question, il est vrai depuis longtemps résolue par l'affirmative, portera sur le comportement en général, et l'esprit en particulier. Ceux-ci peuvent-ils être décomposés en petites entités indépendantes, entrant en compétition interne? Nous pouvons répondre que, de même que le génome n'est pas un ensemble rigide, mais un assemblage souple de gènes pouvant, dans certaines limites, évoluer indépendamment les uns des autres, les assemblées de neurones (surtout dans les aires associatives), et les représentations et symboles leur correspondant, disposent elles-aussi d'une relative autonomie, leur permettant d'entrer en compétition pour occuper l'espace disponible, et consommer les ressources fournies par l'organisme.

Ceci  étant supposé admis, on se demandera, comme toujours quand il s'agit d'évolution, quel intérêt ont les mèmes à survivre, se transmettre, évoluer? Un tel mécanisme répond-il à une finalité? La réponse sera que les mèmes ne répondent à aucune finalité. Ils sont apparus, comme les parasites et avant eux les gènes, à un certain stade de l'évolution de certaines espèces, et ils profitent des milieux favorables que leur offre cette évolution.

S'agissant des mèmes, il est clair que la société de l'information moderne leur offre un champ immense de cerveaux à "parasiter". Lorsque s'ajouteront aux réseaux actuels,  des automates hyper-intelligents offrant aux mèmes leurs gigantesques ressources de computation, la science sera obligée, pensons-nous, d'analyser avec le même sérieux qu'elle le fait aujourd'hui dans le domaine de la virologie et de la parasitologie, leur influence sur la co-évolution globale des espèces vivantes.


Une perspective de première importance: les réseaux d'automates industriels
JP.Baquiast 17/01/00

Le 15 janvier 2000 a été annoncée la fusion entre les deux "géants" français de la basse tension et des automatismes industriels, Schneider Electric et Legrand. Cette fusion aboutit à créer le numéro un mondial du secteur. Bien que la Bourse, toujours à courte vue, ait modérément salué l'opération, nous ne pouvons que nous en réjouir, non seulement en termes de compétitivité économique et industrielle en général, mais parce que la fusion ouvre la voie, espérons-le, au développement de nombreuses technologies très avancées, non seulement dans les équipements électriques, les réseaux basse tension, l'usage de ces derniers à la distribution de l'Internet, mais surtout la mise en réseau des automates industriels.

Ce dernier point concerne une évolution peu connue du grand public, mais d'importance majeure, notamment dans les domaines qui nous occupent ici. Cela s'appelle transparent factory ou distributed factory: des systèmes industriels ouverts, utilisant Internet, et reliant entre eux des machines et robots industriels. Ces réseaux s'appliqueront d'abord à la surveillance et à la maintenance des grandes infrastructures de transport (gaz, électricité, transports terrestres). Mais au-delà de cela, le concept va permettre le développement de machines autonomes, communiquant par intranet, se répartissant les tâches et les disponibilités. Ce sera l'amorce de robots et de gestion intelligents au plan mondial. Il est évident que de tels développements induiront des perfectionnements en chaîne, tant dans les domaines de la mécanique que des logiciels - ainsi, évidemment, qu'en ce qui concerne les usages. Tous les grands manufacturiers sont potentiellement intéressés. La concurrence sera rude.

D'autres applications sont en perspectives. La plus innovante concerne la technologie des courants porteurs (utilisation du réseau basse tension pour transporter voie et données). Toutes les applications et produits domotiques sont plus ou moins liées à ce progrès décisif, jusqu'ici interdit à EDF par les autorités de régulation.

De nombreux partenariats entre le nouveau groupe et des industriels français et étrangers existent déjà ou sont en projet, pour exploiter ces divers créneaux. Citons notamment Thomson Multimédia et France-Télécom .


International forum on globalization (IFG) et technologies
JP.Baquiast 17/01/01

L'IFG (voir La gazette  d'Admiroutes N° 27 http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-2709/index.htm) organise les 24 et 25 février 2001 à New York un "teach-in" sur les technologies et la mondialisation. L'IFG soutient en général des thèses auxquelles adhèrent tous ceux qui veulent éviter qu'une recherche de croissance guidée par le profit immédiat ne détruise les équilibres écologiques et n'aggravent les difficultés des pays pauvres. Néanmoins la façon dont est présenté le thème des technologies paraît quelque peu inquiétante: "Our society places all its bets on technology as the panacea for our ills. But it may be time to reconsider. Far from Paradise-on-Earth, we are rolling toward ecological collapse: rapid climate change and rising seas; ozone holes; loss of species and habitat; accelerated cancer rates; terminal forms of air, water, and soil pollution, as well as unprecedented levels of social, political, and personal alienation and despair. All are rooted in the excesses of technology. Now a terrifying (?) new generation of technologies — from biotechnology to eugenics to robotics to nanotechnology —are raising the stakes and bringing unprecedented new threats to the planet. Meanwhile the new telecommunications technologies that we had hoped would bring democracy and empowerment may be producing the opposite: rampant commercialization, global corporate concentration and mergers, and centralization rather than decentralization."
En gros ce texte nous dit que la technologie, loin d'être la panacée à tous nos maux, mène à un effondrement écologique et politico-social. Mais cela ne sera rien au regard des nouvelles et terrifiantes générations de technologies: biotech, eugénisme, robotique, nanotechnologies. D'ores et déjà les réseaux de télécommunications renforcent la concentration économique et politique.

Cet amalgame, qui met dans le même sac l'eugénisme, la robotique et les nanotechnologies (?) peut conduire aux conclusions les plus rétrogrades, comme aux mises en garde les plus utiles. Mais, même en ce domaine, il faudra ne pas seulement inquiéter les gens, mais proposer des alternatives concrètes, notamment en termes politiques, permettant un contrôle citoyen qui ne soit pas le paravent d'intérêts plaidant la "deep ecology" pour leurs propres business. La liste des intervenant fournie est en tous cas une sorte de gotha de tout ce qui compte dans ce que l'on pourrait appeler l'antiglobalisation éclairée aux Etats-Unis. Je n'y trouve pas un Français, comme prévisible. Dommage que ne participent pas certains chercheurs en biotechnologie, robotique, nanotechnologie, susceptibles d'ouvrir des perspectives plus rassurantes et constructives que celles présentées comme "terrific". Mais peut-être figurent-ils dans la rubrique "and many others". http://www.ifg.org/nyc.html  


Maîtrise de la technologie des hologrammes générés par ordinateur
CJ 15/01/01 source Agence pour la Diffusion de l'Information technologique (ADIT)/Ambassade de France a Londres - http://www.adit.fr/

Le Département Hologrammes de la DERA (Defence Evaluation and Research Agency), vient d'annoncer qu'il maîtrisait la technologie des hologrammes générés par ordinateur (CGH). La mise sur le marché de cette technologie développée conjointement avec Ford est prévue pour 2003. Dès lors, chacun pourra restituer dans l'espace des objets réels ou imaginaires en 3 dimensions, manipulables ensuite par un opérateur.


Différenciation des larves d'abeille en reine et ouvrières. Un article d'Infosciences.
JPB 15/01/01

Ceux qui s'intéressent à la génétique, et plus particulièrement au polyphénisme, faculté pour une même espèce de muter en deux types génétiques différents sous une influence extérieure, trouveront le compte-rendu d'un travail sur ce sujet dans Infosciences http://www.infoscience.fr/articles/articles_aff.php3?Ref=555 L'équipe  du laboratoire américain de recherche sur les abeilles du Maryland en collaboration avec l'Université de l'Arizona a pu décrire le rôle joué par les hormones dans cette mutation physiologique. L'évolution ne dépend pas dans ce cas de différences propres aux génomes des reines et des ouvrières mais réside dans l'expression différentielle de suites entières de gènes impliqués dans le destin de la larve.


Tout savoir sur les algorithmes génétiques
JPB 13/01/2000

Guill.net Le Guide des Réseaux publie un article très complet, présenté comme une Introduction aux algorithmes génétiques. Auteur Lhacène Ziani, qui est trop modeste. Il ne se présente pas. On sait que les AG sont très utilisés pour la conception d'architectures de réseaux, mais pas seulement à cela...Les non-mathématiciens décrocheront avant la fin, mais ils peuvent commencer la lecture avec profit.
http://www.guill.net/reseaux/Algogen.html


De l'intelligence artificielle française dans les robots martiens de la NASA
CJ 13/01/2001

La NASA américaine fait des automates et autre machines des éléments majeurs pour l'explororation spatiale pour les deux prochaines décennies, notamment sur la planète rouge. C'est ainsi qu'elle a sélectionné des chercheurs nancéiens de l'INRIA/LORIA pour renforcer l'autonomie des véhicules-robots qui auront autant pour tâches de prélever des échantillons que d'explorer le terrain (notamment y pister des traces d'eau), travailler ensemble (voire de se secourir les uns les autres) ou de s'autoréparer après diagnostic.
C'est l'équipe MAIA (machines intelligentes autonomes) (http://www.loria.fr/equipes/maia/) -associée à des chercheurs du CRIL-France, des universités du Massachusetts, du Mississipi et à une unité de l'Agence spatiale américaine- qui va notamment travailler au développement de l'intelligence artificielle de ces engins.Il s'agit notamment , face à un obstacle ou à un imprévu, de les doter d'une capacité de réaction optimale. Un travail de longue haleine, avec un transfert escompté des résultats sur les robots dans 7 à 10 ans. Le secret : le développement d'agents autonomes, des logiciels simples dont l'association permet de gérer des situation complexes.

Contact : François Charpillet
Francois.Charpillet@loria.fr


L'hypothèse Gaïa
JPB 13/01/01

L'écologie peut-être plus ou moins radicale, voire mystique. L'hypothèse dite Gaïa, selon laquelle la Terre constituerait un être vivant capable de s'auto-réguler présente l'intérêt de mettre en évidence les liens entre les différentes dynamiques à l'oeuvre sur notre globe. Elle peut être interprétée d'une façon finaliste qui relèverait de la métaphysique (il existe une force vitale qui s'impose à tous les composants terrestres, y compris les minéraux, les océans, l'atmosphère). Elle peut également donner lieu à des actes de foi mal venus relativement aux capacités d'auto-régénération face aux agressions que l'homme fait subir à l'environnement. Pour les automaticiens cependant, elle a l'intérêt de mettre l'accent sur d'éventuels automatismes naturels de type feed-back, qui méritent de toutes façons d'être modélisés et étudiés.

Le modèle Gaïa a été lancé par le chimiste de l'atmosphère James Lovelock and la biologiste Lynn Margulis dans les années '60 '70, puis développé sous forme d'un modèle simple "Daisyworld" dans lequel la compétition entre des marguerites noires et blanches régulait les échanges de chaleur terrestre. Depuis lors, les tenants de l'écologie radicale "Deep ecology", ceux qui militent pour la réduction des émissions de gaz à effets de serre, et leurs adversaires plus conservateurs, continuent à discuter  autour de ce thème - d'autres diront ce mythe - de Gaïa. Ces discussions sont de toutes façons intéressantes et doivent être considérées par les chercheurs d'aujourd'hui, pensons-nous, comme faisant partie d'une culture générale indispensable.

Pour en savoir plus:
- Quelques extraits du livre de Lovelock et Margulis, The Gaia hypothesis http://www.magna.com.au/~prfbrown/gaia.html
- un article de Stephan Harding, professeur d'écologie au Schumacher Collège http://www.gn.apc.org/schumachercollege/articles/stephan.htm
- un article du parti Vert du Michigan http://www.webscribe.net/greens/amberwaves/gaiaprinciple.html


La théorie du singe aquatique (Aquatic Ape Theory)
JPB 13/01/01

Les évolutionnistes du 21e siècle ont peut-être oublié l'AAT, qui fut présentée par Max Westenhofer  dans un article "On the preservation of ancestor's characteristics in human beings, in special about a prognostic trias and his practical meaning", publié en 1923. Cette théorie fut popularisée par une primatologue féministe, Elaine Morgan, dans ses deux principaux ouvrages (1972): The Descent of Woman. Souvenir Press, London. et (1982): The Aquatic Ape. Souvenir Press, London.  La théorie prétend expliquer la bipédie, la parole et bien d'autres caractéristiques des hominiens par le fait qu'ils furent obligés, voici quelques millions d'années, à vivre dans un milieu amphibie, sinon aquatique. L'AAT a toujours été violemment combattue, au prétexte notamment qu'elle ne repose sur aucune preuve. Elle est  ainsi classée par Yahoo dans la rubrique des (Sciences) Alternatives. Il n'empêche. La théorie est bien plaisante pour l'imagination.
Pour en savoir plus (2 articles parmi des centaines)
http://huizen.dds.nl/~seismo/before.html
http://allserv.rug.ac.be/~mvaneech/Fil/Verhaegen_Language_Speculations...


New Scientist fait le point sur tous les aspects de l'intelligence artificielle
JPB 8/01/2001

http://www.newscientist.com/nsplus/insight/ai/ai.html "
" WELCOME TO THE UNIVERSE of humanoid robots, intelligent insects and virtual creatures designed to fly real planes... Researchers in artificial intelligence (AI) and artificial life (A-Life) make their living by modelling, copying or adapting systems from biology. The combination of human ingenuity and the explosion in computer power has created a host of creations that take as their starting point anything from human intelligence and emotions to genetic inheritance and evolution."
Ceux qui n'y croient pas encore (et qui comprennent l'anglais) seront édifiés par la lecture de cette collection d'articles fort bien faits.


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