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Parasitisme
biologique et parasitisme inter-cérébral mémétique
JPB 18/01/01
Claude Combes, professeur au laboratoire de biologie
animale de Perpignan (CNRS) a publié en 1995 une étude
sur le parasitisme dans le monde vivant: Interactions durables.
Ecologie et évolution du parasitisme entre parasités
et parasites, chez Masson. L'auteur, dans Continent Sciences (France-Culture,
18/01/01) a présenté l'essentiel de ses observations
et de ses hypothèses. Nous publions le commentaire de Jean
d'Aguilar sur ce livre http://www.inra.fr/Internet/Produits/dpenv/biblic26...
"Le parasite est, au sens
courant, un organisme qui profite d'un autre organisme pour en tirer
sa substance et son habitat. Dans cette acception tous les organismes
vivants sont concernés, soit en tant qu'hôte, soit
en tant que parasite. Si l'aspect descriptif et biologique du parasitisme
est depuis longtemps étudié et analysé, il
n'en est pas de même de son rôle en écologie.
C'est là toute la nouveauté de l'ouvrage qui résume
les travaux développés au cours de cette dernière
vingtaine d'années.
Sur le plan écologique,
les êtres vivants produisent divers types de "richesses" qui
sont convoitées par d'autres êtres vivants. Parmi les
différentes relations entre individus, celle du couple hôte-parasite
se caractérise par une interaction durable. Celle-ci est
rarement à sens unique et l'association prolongée
entre les génomes du parasite et de l'hôte permet d'interagir
sur leurs phénotypes respectifs. Ainsi le concept d'interaction
durable lève toute équivoque quant au terme de parasitisme
qui couvre alors le mutualisme, l'inquilinisme, la phorésie,
le parasitoïdisme (cette "interaction terminée par un
assassinat").
Les trois parties de ce livre
envisagent d'analyser tous les aspects du parasitisme lato sensu
à la lumière de l'écologie. C'est d'abord l'exploration,
dans toute leur diversité, des interactions durables en abordant
les conditions d'hôte et de parasite, la formation des communautés
et de leur évolution dans le temps. Dans une deuxième
partie on suit le devenir des génomes de chacun des membres
de l'association. La sélection des informations génétiques
des deux partenaires permet des adaptations réciproques développant
des procédés visant à rencontrer, éviter,
tuer, survivre ou exploiter favorisant ainsi la co-évolution.
C'est dans le cadre de la biosphère que, dans une dernière
partie, sont examinés les interrelations des parasites avec
toutes les composantes du milieu vivant. C'est l'occasion d'analyser
leurs rapports avec les populations-hôtes, avec les écosystèmes-hôtes,
contre leurs semblables, contre leurs non-semblables puis d'envisager
des problèmes comme parasites et évolution (avec l'hypothèse
de la fécondation considérée comme une forme
de parasitisme) et ceux liés à l'humanité (avec
les grandes endémies et l'évolution des Hominidés).
Plus de 500 pages pour exposer
magistralement un sujet, certes connu, mais profondément
renouvelé par ce nouvel éclairage écologique.
Cette synthèse est un cours vivant et attrayant car émaillé
de formules évocatrices qui font mouche pour imager l'argumentation
: la coévolution est un duel à fleurets mouchetés
(parce que chacun trouve son compte dans l'association) ; l'hôte
ne peut gagner la guerre parce que la victoire coûte plus
cher que la guerre. Chaque grande subdivision se conclut par un
faisceau de réflexions ouvrant des voies sur l'avenir et
prolongeant le raisonnement. Qui n'héberge pas de parasites
? Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les
parasites manipulents-ils les hommes ? Quel avenir pour le virus
du SIDA ? Y-a-t-il des parasites tricheurs ? Pourquoi l'homme est-il
nu ? Autant d'interrogations posées sur le ton badin mais
soulevant de vrais problèmes.
Cette oeuvre est une façon
d'aborder le parasitisme sous l'angle d'une écologie moderne
intégrant divers aspects : écosystèmes, populations,
évolution, génétique...A lire pour cultiver
la réflexion sur le sujet. Jacques d'Aguilar
Pourquoi nous intéresser à ce sujet,
en dehors des lumières passionnantes qu'il ouvre sur l'évolution
et la co-évolution? Parce que l'étude des parasites
biologiques nous permettra peut-être d'essayer d'analyser
avec les mêmes méthodes l'origine, le rôle et
finalement l'écologie des mèmes. On sait que ceux-ci
sont présentés par l'école dite mémétique
(Richard Dawkins, Susan Blackmore, Daniel Dennett) comme des
symboles générés au sein des systèmes
neuronaux des espèces vivantes, et s'échangeant entre
les individus de ces espèces par la voie des divers langages
et supports de langages existants. Ces symboles se comportent de
façon "égoïste", comme les gènes, en ce
sens qu'ils sont soumis à la compétition darwinienne,
et tendent à se reproduire et se répandre dès
qu'ils trouvent des milieux favorables. Pour simplifier, on distinguera
deux types de mèmes:
- le comportement, acquis puis imité (cf. l'exemple fameux
des mésanges anglaises ayant appris à percer les capsules
des bouteilles de lait)
- le concept, mot ou idée, circulant entre les hommes. Contrairement
au comportement, qui circule par imitation aussi bien entre les
animaux qu'entre les hommes, le concept est réservé
aux possesseurs du langage.
Les études comparées doivent toujours
s'efforcer d'élargir le plus possible le champ du regard.
A première vue, il n'y a aucun point commun entre un mème,
ainsi défini, un gène et moins encore un parasite
comme la douve du foie. En regardant de plus près, l'on trouve
beaucoup de points communs. La question est de savoir s'ils sont
pertinents pour faire avancer la connaissance scientifique de ces
trois entités différentes. Nous examinerons ce sujet
ultérieurement, dans un article plus complet. Bornons nous
à suggérer ici que le mème peut être
considéré comme un parasite sui generis complexe,
comportant:
- une base neurologique (elle-même peut-être sous commande
totale ou partielle d'une structure génétique) qui
est la trace neuronale, durable ou passagère, à laquelle
le mème correspond dans le système cérébral
de son porteur. Cette base a été acquise au
cours de l'évolution de l'espèce ou de l'individu,
et mémorisée, lorsque c'est le cas, parce qu'elle
s'est imposée de force ou en apportant à l'hôte
un avantage compétitif. C'est cette base qui est la partie
vivante (ou biologique) du mème. Sous pression de la
compétition darwinienne entre mèmes au sein du système
neuronal ou cérébral, elle cherche à s'étendre,
se dupliquer, s'adapter et, bien évidemment, coloniser d'autres
porteurs.
- une transcription sous forme d'un message informationnel susceptible
d'être émis et lu par les organes sensoriels et cogniitifs
des porteurs. Ce message est en général matériel
(sonore, électronique...on dira virtuel). La transcription
permet à la fois la contamination d'un individu vierge, afin
d'en faire un nouveau porteur, et des réplications-mutations-diffusions
par la voie des canaux de transferts d'information existant dans
les groupes sociaux des espèces considérés.
- des mécanismes de co-évolution permanents entre
base neurologique de départ, message informationnel et bases
neurologiques d'arrivée. Les porteurs-cibles offrent des
défenses immunitaires plus ou moins efficaces à l'invasion
de nouveaux mèmes, dues à la présence de mèmes
déjà installés qui réagissent par des
processus de type immunitaires. Mais au contraire, dans de nombreux
cas, les porteurs parasités utilisent le nouveau mème
pour renforcer leur adaptation globale à la compétition
qu'ils subissent. C'est notamment le cas dans tous les processus
d'éducation-apprentissage.
L'hypothèse ci-dessus n'a de sens que si l'on
accepte de considérer le système nerveux, et plus
particulièrement le cerveau des hommes et des animaux, comme
susceptibles d'être décomposés en menus ensembles
neuronaux menant une vie indépendante. La même question,
il est vrai depuis longtemps résolue par l'affirmative, portera
sur le comportement en général, et l'esprit en particulier.
Ceux-ci peuvent-ils être décomposés en petites
entités indépendantes, entrant en compétition
interne? Nous pouvons répondre que, de même que le
génome n'est pas un ensemble rigide, mais un assemblage souple
de gènes pouvant, dans certaines limites, évoluer
indépendamment les uns des autres, les assemblées
de neurones (surtout dans les aires associatives), et les représentations
et symboles leur correspondant, disposent elles-aussi d'une relative
autonomie, leur permettant d'entrer en compétition pour occuper
l'espace disponible, et consommer les ressources fournies par l'organisme.
Ceci étant supposé admis, on se
demandera, comme toujours quand il s'agit d'évolution, quel
intérêt ont
les mèmes à survivre, se transmettre, évoluer?
Un tel mécanisme répond-il à une finalité?
La réponse sera que les mèmes ne répondent
à aucune finalité. Ils sont apparus, comme les parasites
et avant eux les gènes, à un certain stade de l'évolution
de certaines espèces, et ils profitent des milieux favorables
que leur offre cette évolution.
S'agissant
des mèmes, il est clair que la société de l'information
moderne leur offre un champ immense de cerveaux à "parasiter".
Lorsque s'ajouteront aux réseaux actuels, des automates
hyper-intelligents offrant aux mèmes leurs gigantesques ressources
de computation, la science sera obligée, pensons-nous, d'analyser
avec le même sérieux qu'elle le fait aujourd'hui dans
le domaine de la virologie et de la parasitologie, leur influence
sur la co-évolution globale des espèces vivantes.
Une perspective
de première importance: les réseaux d'automates industriels
JP.Baquiast 17/01/00
Le 15 janvier 2000 a été annoncée
la fusion entre les deux "géants" français de la basse
tension et des automatismes industriels, Schneider Electric et Legrand.
Cette fusion aboutit à créer le numéro un mondial
du secteur. Bien que la Bourse, toujours à courte vue, ait
modérément salué l'opération, nous ne
pouvons que nous en réjouir, non seulement en termes de compétitivité
économique et industrielle en général, mais
parce que la fusion ouvre la voie, espérons-le, au développement
de nombreuses technologies très avancées, non seulement
dans les équipements électriques, les réseaux
basse tension, l'usage de ces derniers à la distribution
de l'Internet, mais surtout la mise en réseau des automates
industriels.
Ce dernier point concerne une évolution peu
connue du grand public, mais d'importance majeure, notamment dans
les domaines qui nous occupent ici. Cela s'appelle transparent
factory ou distributed factory: des systèmes industriels
ouverts, utilisant Internet, et reliant entre eux des machines et
robots industriels. Ces réseaux s'appliqueront d'abord à
la surveillance et à la maintenance des grandes infrastructures
de transport (gaz, électricité, transports terrestres).
Mais au-delà de cela, le concept va permettre le développement
de machines autonomes, communiquant par intranet, se répartissant
les tâches et les disponibilités. Ce sera l'amorce
de robots et de gestion intelligents au plan mondial. Il est évident
que de tels développements induiront des perfectionnements
en chaîne, tant dans les domaines de la mécanique que
des logiciels - ainsi, évidemment, qu'en ce qui concerne
les usages. Tous les grands manufacturiers sont potentiellement
intéressés. La concurrence sera rude.
D'autres applications sont en perspectives. La plus
innovante concerne la technologie des courants porteurs (utilisation
du réseau basse tension pour transporter voie et données).
Toutes les applications et produits domotiques sont plus ou moins
liées à ce progrès décisif, jusqu'ici
interdit à EDF par les autorités de régulation.
De nombreux partenariats entre le nouveau groupe et
des industriels français et étrangers existent déjà
ou sont en projet, pour exploiter ces divers créneaux. Citons
notamment Thomson Multimédia et France-Télécom
.
International
forum on globalization (IFG) et technologies
JP.Baquiast 17/01/01
L'IFG (voir La gazette d'Admiroutes N° 27
http://www.admiroutes.asso.fr/lagazette/00-2709/index.htm)
organise les 24 et 25 février 2001 à New York un "teach-in"
sur les technologies et la mondialisation. L'IFG soutient en général
des thèses auxquelles adhèrent tous ceux qui veulent
éviter qu'une recherche de croissance guidée par le
profit immédiat ne détruise les équilibres
écologiques et n'aggravent les difficultés des pays
pauvres. Néanmoins la façon dont est présenté
le thème des technologies paraît quelque peu inquiétante:
"Our society places all its bets on technology
as the panacea for our ills. But it may be time to reconsider. Far
from Paradise-on-Earth, we are rolling toward ecological collapse:
rapid climate change and rising seas; ozone holes; loss of species
and habitat; accelerated cancer rates; terminal forms of air, water,
and soil pollution, as well as unprecedented levels of social, political,
and personal alienation and despair. All are rooted in the excesses
of technology. Now a terrifying (?) new generation of technologies
from biotechnology to eugenics to robotics to nanotechnology
are raising the stakes and bringing unprecedented new threats
to the planet. Meanwhile the new telecommunications technologies
that we had hoped would bring democracy and empowerment may be producing
the opposite: rampant commercialization, global corporate concentration
and mergers, and centralization rather than decentralization."
En gros ce texte nous dit que la technologie, loin d'être
la panacée à tous nos maux, mène à un
effondrement écologique et politico-social. Mais cela ne
sera rien au regard des nouvelles et terrifiantes générations
de technologies: biotech, eugénisme, robotique, nanotechnologies.
D'ores et déjà les réseaux de télécommunications
renforcent la concentration économique et politique.
Cet amalgame, qui met dans le même sac l'eugénisme,
la robotique et les nanotechnologies (?) peut conduire aux conclusions
les plus rétrogrades, comme aux mises en garde les plus utiles.
Mais, même en ce domaine, il faudra ne pas seulement inquiéter
les gens, mais proposer des alternatives concrètes, notamment
en termes politiques, permettant un contrôle citoyen qui ne
soit pas le paravent d'intérêts plaidant la "deep ecology"
pour leurs propres business. La liste des intervenant fournie est
en tous cas une sorte de gotha de tout ce qui compte dans ce que
l'on pourrait appeler l'antiglobalisation éclairée
aux Etats-Unis. Je n'y trouve pas un Français, comme prévisible.
Dommage que ne participent pas certains chercheurs en biotechnologie,
robotique, nanotechnologie, susceptibles d'ouvrir des perspectives
plus rassurantes et constructives que celles présentées
comme "terrific". Mais peut-être figurent-ils dans la rubrique
"and many others". http://www.ifg.org/nyc.html
Maîtrise
de la technologie des hologrammes générés par
ordinateur
CJ 15/01/01 source Agence pour la Diffusion de l'Information technologique
(ADIT)/Ambassade de France a Londres - http://www.adit.fr/
Le Département Hologrammes de la DERA (Defence
Evaluation and Research Agency), vient d'annoncer qu'il maîtrisait
la technologie des hologrammes générés par
ordinateur (CGH). La mise sur le marché de cette technologie
développée conjointement avec Ford est prévue
pour 2003. Dès lors, chacun pourra restituer dans l'espace
des objets réels ou imaginaires en 3 dimensions, manipulables
ensuite par un opérateur.
Différenciation
des larves d'abeille en reine et ouvrières. Un article d'Infosciences.
JPB 15/01/01
Ceux qui s'intéressent à la génétique,
et plus particulièrement au polyphénisme, faculté
pour une même espèce de muter en deux types génétiques
différents sous une influence extérieure, trouveront
le compte-rendu d'un travail sur ce sujet dans Infosciences http://www.infoscience.fr/articles/articles_aff.php3?Ref=555
L'équipe du laboratoire américain de recherche
sur les abeilles du Maryland en collaboration avec l'Université
de l'Arizona a pu décrire le rôle joué par les
hormones dans cette mutation physiologique. L'évolution ne
dépend pas dans ce cas de différences propres aux
génomes des reines et des ouvrières mais réside
dans l'expression différentielle de suites entières
de gènes impliqués dans le destin de la larve.
Tout savoir
sur les algorithmes génétiques
JPB 13/01/2000
Guill.net Le Guide des Réseaux publie
un article très complet, présenté comme une
Introduction aux algorithmes génétiques. Auteur Lhacène
Ziani, qui est trop modeste. Il ne se présente pas. On sait
que les AG sont très utilisés pour la conception d'architectures
de réseaux, mais pas seulement à cela...Les non-mathématiciens
décrocheront avant la fin, mais ils peuvent commencer la
lecture avec profit. http://www.guill.net/reseaux/Algogen.html
De l'intelligence
artificielle française dans les robots martiens de la NASA
CJ 13/01/2001
La NASA américaine fait des automates et autre
machines des éléments majeurs pour l'explororation
spatiale pour les deux prochaines décennies, notamment sur
la planète rouge. C'est ainsi qu'elle a sélectionné
des chercheurs nancéiens de l'INRIA/LORIA pour renforcer
l'autonomie des véhicules-robots qui auront autant pour tâches
de prélever des échantillons que d'explorer le terrain
(notamment y pister des traces d'eau), travailler ensemble (voire
de se secourir les uns les autres) ou de s'autoréparer après
diagnostic.
C'est l'équipe MAIA (machines intelligentes autonomes) (http://www.loria.fr/equipes/maia/)
-associée à des chercheurs du CRIL-France, des universités
du Massachusetts, du Mississipi et à une unité de
l'Agence spatiale américaine- qui va notamment travailler
au développement de l'intelligence artificielle de ces engins.Il
s'agit notamment , face à un obstacle ou à un imprévu,
de les doter d'une capacité de réaction optimale.
Un travail de longue haleine, avec un transfert escompté
des résultats sur les robots dans 7 à 10 ans. Le secret
: le développement d'agents autonomes, des logiciels simples
dont l'association permet de gérer des situation complexes.
L'écologie peut-être plus ou moins radicale,
voire mystique. L'hypothèse dite Gaïa, selon laquelle
la Terre constituerait un être vivant capable de s'auto-réguler
présente l'intérêt de mettre en évidence
les liens entre les différentes dynamiques à l'oeuvre
sur notre globe. Elle peut être interprétée
d'une façon finaliste qui relèverait de la métaphysique
(il existe une force vitale qui s'impose à tous les composants
terrestres, y compris les minéraux, les océans, l'atmosphère).
Elle peut également donner lieu à des actes de foi
mal venus relativement aux capacités d'auto-régénération
face aux agressions que l'homme fait subir à l'environnement.
Pour les automaticiens cependant, elle a l'intérêt
de mettre l'accent sur d'éventuels automatismes naturels
de type feed-back, qui méritent de toutes façons d'être
modélisés et étudiés.
Le modèle Gaïa a été lancé
par le chimiste de l'atmosphère James Lovelock and la biologiste
Lynn Margulis dans les années '60 '70, puis développé
sous forme d'un modèle simple "Daisyworld" dans lequel la
compétition entre des marguerites noires et blanches régulait
les échanges de chaleur terrestre. Depuis lors, les tenants
de l'écologie radicale "Deep ecology", ceux qui militent
pour la réduction des émissions de gaz à effets
de serre, et leurs adversaires plus conservateurs, continuent à
discuter autour de ce thème - d'autres diront ce mythe
- de Gaïa. Ces discussions sont de toutes façons intéressantes
et doivent être considérées par les chercheurs
d'aujourd'hui, pensons-nous, comme faisant partie d'une culture
générale indispensable.
La théorie
du singe aquatique (Aquatic Ape Theory)
JPB 13/01/01
Les évolutionnistes du 21e siècle ont
peut-être oublié l'AAT, qui fut présentée
par Max Westenhofer dans un article "On the preservation of
ancestor's characteristics in human beings, in special about a prognostic
trias and his practical meaning", publié en 1923. Cette théorie
fut popularisée par une primatologue féministe, Elaine
Morgan, dans ses deux principaux ouvrages (1972): The Descent of
Woman. Souvenir Press, London. et (1982): The Aquatic Ape. Souvenir
Press, London. La théorie prétend expliquer
la bipédie, la parole et bien d'autres caractéristiques
des hominiens par le fait qu'ils furent obligés, voici quelques
millions d'années, à vivre dans un milieu amphibie,
sinon aquatique. L'AAT a toujours été violemment combattue,
au prétexte notamment qu'elle ne repose sur aucune preuve.
Elle est ainsi classée par Yahoo dans la rubrique des
(Sciences) Alternatives. Il n'empêche. La théorie est
bien plaisante pour l'imagination.
Pour en savoir plus (2 articles parmi des centaines) http://huizen.dds.nl/~seismo/before.html http://allserv.rug.ac.be/~mvaneech/Fil/Verhaegen_Language_Speculations...
New Scientist
fait le point sur tous les aspects de l'intelligence artificielle
JPB 8/01/2001
http://www.newscientist.com/nsplus/insight/ai/ai.html
" " WELCOME TO THE UNIVERSE of humanoid robots, intelligent insects
and virtual creatures designed to fly real planes... Researchers
in artificial intelligence (AI) and artificial life (A-Life) make
their living by modelling, copying or adapting systems from biology.
The combination of human ingenuity and the explosion in computer
power has created a host of creations that take as their starting
point anything from human intelligence and emotions to genetic inheritance
and evolution." Ceux qui n'y croient pas encore (et qui
comprennent l'anglais) seront édifiés par la lecture
de cette collection d'articles fort bien faits.