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08/05/2001 Actualité de René Girard ?

06/05/2001 Rupert Sheldrake... le retour ?

05/05/2001 Spyros Artavanis-Tsakonas au Collège de France

05/05/2001Les difficultés de la bionique

04/05/2001Le temps et la gravitation quantique

03/05/2001 Les dauphins sont capables de se reconnaître dans un miroir

03/05/2001 Automates et anthropologie

03/05/2001 Une nouvelle revue : Micros et Robots

01/05/2001
Nouvel exploit des algorithmes génétiques

Mai 2001 Suite des actualités...

Archives

Mai 2001

Actualité de René Girard ? 
JPB 08/05/01

René GirardRené Girard a été un anthropologue et philosophe très écouté, tant en France qu'aux Etats-Unis. Une grande partie de son oeuvre est une défense et illustration du message évangélique, où il voit, à juste titre, une originalité, puisque le Nouveau testament a été le premier et est demeuré le seul document de ce type à prôner de tendre l'autre joue à l'offenseur, plutôt que déclencher la guerre sainte. Mais ce n'est pas pour cela qu'il a intéressé les scientifiques. C'est par ses études sur le mimétisme, présenté comme le véritable moteur de toute évolution, aussi bien dans les sociétés animales qu'humaines. Avec le développement de la biologie évolutionnaire, ces thèses ont perdu beaucoup de leur audience. Un facteur unique comme le mimétisme, dont les bases épigénétiques  restent confuses, ne peut servir à tout expliquer. On peut penser utile cependant de relire René Girard. Beaucoup de ses observations et propositions méritent encore d'être connues, même si elles doivent parfois être redocumentées. On trouvera sur le web, sous la signature de Philippe Cottet, une analyse rapide de son oeuvre. Visitez à cette occasion l'ensemble du site de Philippe Cottet, l'Alphabestiaire, curieux et intéressant.

Pour en savoir plus :
L'oeuvre de René Girard par Philippe Cottet : http://www.cottet.org/girard/gintro.htm
L'alphabestiaire de Philippe Cottet  : http://www.cottet.org/
Site consacré à René Girard : http://home.nordnet.fr/~jpkornobis/


Rupert Sheldrake... le retour ? 
JPB : 06/05/01

Rupert Sheldrake Rupert Sheldrake se situe à la limite de la science avec sa thèse sur les résonances morphiques et la mémoire des formes. Biologiste ayant accumulé une énormequantité d'informations, il en avait déduit que l'évolution faisait appel à des phénomènes mal étudiés, différents de ceux généralement admis comme commandant l'organisation des atomes et des molécules,  la fabrication du phénotype à partir du génotype, et l'évolution darwinienne des génotypes. Pourquoi les molécules adoptent-elles des topologies bien définies? Pourquoi un lapin devient-il un lapin, et non autre chose? Pourquoi les sociétés retrouvent-elles des lois identiques d'organisation?  La nature aurait selon lui une mémoire, que les présupposés réductionnistes empêchent de détecter. Il estime que la nature n'est pas une machine dont l'on pourrait analyser les comportements basiques afin de comprendre l'organisation du tout. Chaque système, des cristaux aux animaux et aux sociétés, est mis en forme en fonction de "champ morphiques" spécifiques à chacun, qui contiennent les éléments d'une mémoire collective elle-même spécifique. Les organismes ne partageraient ainsi pas seulement le matériel génétique de leur espèce, mais un "champ morphique "spécifique à cette même espèce.

Sheldrake a présenté ses thèses, ainsi plus récemment que d'autres relatives à la transmission de pensée entre espèces vivantes, et aux liens possibles entre la science et l'esprit, dans plusieurs livres. Le plus connu est The Presence of the Past: Morphic Resonance & the Habits of Nature (version française La mémoire de l'univers, Editions du rocher, 1988). Il semblait que l'impossibilité de prouver réellement de telles propositions ait déconsidéré Sheldrake, dans le courant dominant du darwinisme moderne. Comment par exemple expliquer l'évolution et l'apparition de nouvelles formes, si chaque structure existante dispose d'une mémoire morphogénétique qui, a priori, devrait s'opposer à toute évolution? Comment ces milliards de formes se conjuguent-t-elles  en se superposant quand on s'élève dans le niveau d'organisation, de la molécule à l'animal et à l'espèce. Par ailleurs, ces derniers temps, Sheldrake s'est rapproché de philosophes spiritualistes tels Mathew Fox, pour justifier les grandes croyances mystiques, y compris celles relatives à l'existence des anges (!) , à la lumière de ses analyses supposées scientifiques. Tout ceci semble se perdre dans une atmosphère New Age, qui devrait déconsidérer définitivement Rupert Sheldrake aux yeux des scientifiques. D'où l'étonnement que l'on peut ressentir en apprenant qu'il a prononcé récemment une série de conférences devant le Starlab, Think Tank belge à la recherche d'idées et hypothèses nouvelles pouvant avoir des applications scientifiques et industrielles. Le Starlab estime sans doute qu'il vaut mieux essayer de comprendre ce qui paraît étrange, que le rejeter d'emblée. Nous ne pouvons que l'approuver. C'est par une ouverture raisonnée que progressent les connaissances.

Pour en savoir plus :
Consulter la page de R. Sheldrake, très complète: Sheldrake on line http://sheldrake.org/
Curieux et intéressant: Sept expériences qui peuvent changer le monde, proposées par R. Sheldrake http://www.transaction.net/science/seven/


Spyros Artavanis-Tsakonas au Collège de France 
JPB : 05/05/01

Spyros Artavanis TsakonasBiologiste et généticien, Spyros Artavanis-Tsakonas est, entre autres responsabilités, en charge du programme de biologie du développement et cancer de l'hôpital général du Massachussets. Il vient d'être élu au Collège de France dans la chaire de biologie et génétique du développement qui vient d'être créée. Le 26 avril 2001, dans sa leçon inaugurale, très applaudie, il a présenté la biologie informatique qu'il considère comme une nouvelle discipline appelée à rivaliser avec la biologie moléculaire et la génétique. Il explique que l'unité d'expérimentation n'est plus le gène isolé, mais le génome tout entier. Or la production des "informations génomiques" est encore hors de portée des laboratoires. Ceux-ci restent de petite taille, et travaillent sur des domaines relativement étroits, les mouches de Morgan, les vers de Brenner, l'embryologie de Spemann, la biologie moléculaire du Medical Research Council de Cambridge, par exemple. Approches, cultures et découvertes sont plus ou moins différentes.

Au contraire, les approches globales, à l'échelle du génome, apparaissent stupéfiantes de possibilités. Un rapprochement entre les hypothèses évolutionnaires et la génétique moléculaire s'impose. Les questions sur le comment et le pourquoi des mécanismes peuvent être dorénavant conjuguées. Les comparaisons entre espèces étroitement apparentées deviennent fertiles, par exemple entre le chimpanzé et l'homme. Une nouvelle image de la complexité en découle. Celle-ci résulte moins de l'accroissement du nombre des protéines que de la combinaison accrue d'éléments du même répertoire génique. La cellule comme "intégron", selon le mot de François Jacob, utilise au cours de son développement le même mécanisme pour des objectifs différents (intégration du signal cellulaire). La "synergie" est source de complexité en permettant la recombinaison des éléments du cadre génique, sans que change celui-ci.

L'approche nouvelle permet de jeter un regard unificateur sur l'ensemble du monde vivant. Autant que la composante génétique des maladies, par exemple, elle permet d'étudier l'action des facteurs environnementaux. Les gènes n'agissent jamais seuls dans la cellule, ils s'auto-influencent, selon des modes d'intégration d'ailleurs encore mal élucidé. Les conséquences de l'action d'un gène sur les autres au niveau de la physiologie cellulaire peuvent alors être corrigées au niveau de l'organisme en manipulant non pas le gène, mais l'activité d'autres points du réseau cellulaire. Les génomes étant proches d'une espèce à l'autre, de la mouche à l'homme par exemple (60% de gènes pathologiques communs) l'étude des fonctions géniques de la mouche facilitera considérablement la transposition à l'homme (systèmes modèles, ou modèles de la maladie permettant d'identifier les rapports entre gènes et maladies et d'envisager des remèdes). La biologie du développement étudiant l'action coordonnée de hiérarchies de gènes spécifiques devrait devenir la base commune de toutes les autres études biologiques. Mais elle reposera sur la mise au point de nouvelles méthodes de calcul et d'analyse chimique. La compréhension des mécanismes de la morphogenèse et même de la pensée sont au bout du chemin. Tout cela exige un constant dialogue entre chercheurs et public, pour que ces développements nécessairement "réductionnistes" et "matérialistes" fassent apparaître de nouveaux systèmes de valeurs scientifiques acceptables par la société.

Pour en savoir plus
Sur Spyros Artavanis-Tsakonas : http://www.mgh.harvard.edu/depts/cancercenter/SAT/artavanis.html (1998)
Publications :  http://cellbio.med.harvard.edu/faculty/artavanis/references.html (I997)
Sur la bio-informatique, sous l'angle des moyens informatiques nécessaires au séquençage génétique, on lira le dossier du Monde Interactif du 25 avril 2001 : http://interactif.lemonde.fr/squelette/int_edition_papier/0,5616,,00.html


Les difficultés de la bionique
JPB 05/05/01

© http://www.nature.com/nature/links/010329/010329-1.htmlNous avions signalé (Rubrique actualité du n° 11, "Biomimétisme-bionique" http://www.automatesintelligents.com/actu/010503_actu.html#actu) les difficultés rencontrées lorsque l'on veut reproduire les technologies du vivant, mises au point par des millions d'années d'évolution, et ceci même lorsque les ingénieurs disposent de toutes les ressources de la technique moderne.
Sciences et Avenir de mai 2001 en fournit un exemple à propos du fil de l'araignée, dont la synthèse et la production donnent encore du fil à retordre - si l'on peut dire - aux chercheurs. Le scientifique David Knight, de l'Université d'Oxford, prévoit encore 10 ans de travaux.
Cela ne doit pas signifier que la bionique soit une activité non profitable. Mais sans doute faudra-t-il y mettre plus de moyens.

Sur le sujet, voir :
Nature http://www.nature.com/nature/links/010329/010329-1.html
Un mini-article sur Fritz Vollrath  http://www.pbs.org/safarchive/3_ask/archive/bio/95_vollrath_bio.html


Le temps et la gravitation quantique 
JPB 04/05/01

Hors-série de la Recherche : Le TempsOn trouvera dans le Hors-série de La Recherche, n° 5 d'avril 2001, une série d'articles consacrés aux divers aspects du temps, physique, géologique, biologique, psychologique, etc. De telles questions intéressent, à un titre ou un autre, les travaux sur l'intelligence et la vie artificielles. Nous avons particulièrement retenu l'article de Marc Lachièze-Rey, directeur de recherches au CNRS: "Le temps cosmique existe-t-il?".
Résumons l'article :
Selon la relativité générale d'Einstein, il n'y a pas de temps cosmique, mais un espace-temps ne définissant pas un temps a priori, donc ne permettant pas, par exemple, d'estimer l'âge de l'univers. La relativité ne permet de parler que de temps relatifs, d'ailleurs suffisants pour situer la plupart des phénomènes physiques, si les observateurs sont suffisamment proches pour que leurs temps propres soient comparables.
Il n'en est plus de même lorsqu'un observateur se déplace par rapport à l'autre à des vitesses relativistes (voyageur de Langevin). Il est possible cependant d'adopter un temps cosmique en synchronisant les temps propres des observateurs si l'on se situe dans un modèle cosmologique homogène et isotrope comme celui du Big Bang. D'où la possibilité à nouveau d'estimer l'âge de l'univers ou de dater les phénomènes s'y produisant.
Dans cette définition du temps cosmique, l'irréversibilité est tenue pour impossible. Plus exactement, c'est la réversibilité de la description des phénomènes qui apparaît comme impossible. Nous ne pouvons en effet décrire le futur des phénomènes macroscopiques que de façon statistique, donc avec une précision insuffisante pour rendre compte d'une éventuelle réversibilité. Il faudrait pouvoir décrire l'univers entier.

Cependant, aux limites, notamment à l'origine du Big Bang, antérieurement au temps de Planck (10-43s), les conditions changent. Une nouvelle physique s'impose, tenant compte de la gravitation et des effets quantiques. Mais la physique quantique, compte tenu du principe d'indétermination, ne peut décrire des phénomènes isolés. Il lui faut décrire l'univers entier, à nouveau, et pour cela disposer d'une cosmologie quantique. Dès qu'au sein de celle-ci, on voudra remonter aux origines de l'univers, et donc à l'origine du temps, s'imposera l'établissement d'une théorie de gravité quantique, qui serait aussi une théorie de l'espace et du temps. Dans une telle théorie, l'espace-temps, phénomène dynamique, ne pourrait être déterminé. L'Univers y serait un état quantique, décrit par une fonction d'onde que l'on pourra, nous dit l'auteur, "dans certaines circonstances, associer à la superposition quantique de plusieurs espace-temps de plusieurs univers classiques à la géométrie bien définie".

Certains physiciens, pour construire cette cosmologie quantique, s'efforcent actuellement de partir de la cosmologie actuelle en la "quantifiant" .
Une fonction d'onde de l'univers serait définie, dans un "superespace" baptisé S.
Le temps comme l'espace y disparaîtraient comme conditions limites, mais il serait possible d'y calculer un temps opérationnel analogue à celui de la physique. En cosmologie quantique, il n'y a pas d'observateur extérieur susceptible de réduire le paquet d'ondes correspondant à l'univers quantique.
La théorie dite de la décohérence s'efforce de montrer que ce serait l'univers entier, ou une partie de lui, qui réduirait le paquet d'ondes, pour faire apparaître le cas échéant un espace-temps classique comme le nôtre. Pour fonder cette nouvelle physique, il faudra de nouvelles études ambitieuses. (NDLR ainsi, peut-on penser, que de nouveaux outils mathématiques et de calcul...).

Pour en savoir plus
Site web de La Recherche : http://www.larecherche.fr/special/web/hs5som.html
M. Lachièze-Rey, Initiation à la cosmologie, Dunod, 1999


Les dauphins sont capables de se reconnaître dans un miroir 
CJ 03/05/01

Deux chercheuses américaines, Diana Reiss et Lori Morino, viennent de montrer que les dauphins savaient se reconnaître dans un miroir, faculté pour l'instant uniquement attribuée aux humains et aux grands singes.
Publiés dans les Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS), les travaux rapportent que les deux scientifiques ont maquillé deux dauphins du New York Aquarium avec un crayon "encreur"  à l'eau (sans danger pour les animaux), faisant des marques sur leur tête et sur leur ventre. Un maquillage qui a poussé ces mammifères marins à nager plus vite vers des miroirs placés dans le bassin, afin de s'examiner sans tarder.

Pour en savoir plus :
PNAS  du 1er mai 2001 : "Mirror self-recognition in the bottlenose dolphin : A case of cognitive convergence", par Diana Reiss and Lori Marino
(abstract : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/101086398v1)


Automates et anthropologie
JPB - 03/05/2001

Couverture du CNRS Info d'avril 2001Le bulletin du CNRS,"CNRS-INFO", d'avril 2001 publie sous le titre "Le monde de l'aviation comme société digitale" un article signalant le programme de recherche Aéronautique et société, mené par l'Institut de recherche interdisciplinaire en socio-économie IRIS/CNRS/Université Paris 9
format PDF http://www.cnrs.fr/Cnrspresse/n392/pdf/n392a07.pdf
sur le même sujet, voir Victor Scardigli, Un anthropologue chez les automates, de l'avion informatisé à la société de l'information, PUF, février 2001.

 
Source Jean Grisel Service communication de l'université Paris 7 - Denis Diderot mmtx@sigu7.jussieu.fr que nous remercions.


Une nouvelle revue : Micros et Robots 
CJ- 03/05/2001

Couverture de la Revue Micros et robots - N°1 - mai 2001Saluons ici l'initiative du Journal Electronique Pratique faisant renaître la revue "Micros et Robots", aventure déjà tentée il y a une vingtaine d'années mais qui n'avait pu tenir parce que les techniques de l'époque n'étaient pas capables de répondre au champ d'expérience de la robotique. Cette nouvelle revue entièrement consacrée à la robotique va passionner tous les roboticiens en herbe. Le n°1, disponible en kiosque depuis le 26 avril dernier au prix de 30 F, outre de nombreux conseils, offre notamment 25 pages "Constructions" qui vous permettront de réaliser un capteur, un robot chercheur de balise infrarouge ou encore un robot pouvant  reproduire fidèlement un itinéraire préalablement acquis lors d'une phase d'apprentissage initiale. Notons aussi la présentation des caractéristiques techniques de Pekee (plate-forme robotique  et bientôt robot ludique, dont nous avons parlé dans nos colonnes) réalisé par la société française Wany.
Idée excellente : avec cette revue, et dans la mesure des stocks disponibles, vous pouvez recevoir à partir de la première quinzaine de mai (contre 25F de participation de frais d'emballage et d'envoi) un coffret de 2 CD-ROM qui comprend tous les PCB et programmes des montages présentés, accompagnés de vidéos montrant différents robots en action.
L'éditorial, de Frédéric Giamarchi(1) rappelle qu"aujourd'hui, avec la plus grande fiabilité et la considérable chute du prix des composants électroniques, la mise en oeuvre d'un robot avec un assortiment de capteurs et d'actionneurs est à la portée de tous".
Souhaitons donc longue vie à Micros et Robots qui, nous en sommes sûrs, va susciter de nombreuses vocations.

Editorial du n°1 : http://www.eprat.com/MROBOTS/MR1/editoMR1.htm
Sommaire : http://www.eprat.com/MROBOTS/MR1/MR1.htm

(1) Voir notre interview, ainsi que la fiche de lecture concernant son ouvrage "Petits robots mobiles - Etude et construction", Editions techniques et scientifiques françaises, Dunod, Paris 2000 Remonter d'où l'on vient


Nouvel exploit des algorithmes génétiques 
JPB 01/04/01

On sait que les amis de Jean-Marie Messier abrègent son nom en J6M: Jean-Marie Messier, moi-même maître du monde. Un concours a été lancé pour ajouter des M, tout en formant une phrase intelligible. Un des concurrents a annoncé J17M: Jean-Marie Messier, moi même maniaque maître du monde modérément motivé matériellement, marginalement manipulateur mais méritant méfiance minimale...etc.... Or cela n'est rien, car un nouveau concurrent vient d'annoncer J119M. Il dit avoir utilisé des algorithmes génétiques. La série de 119 n'a pas été publiée à ce jour.

Mai 2001 Suite des actualités...

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