Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
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alors définitions, synonymes et expressions constituées
de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
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autre langue.
On constate depuis peu sur la page personnelle de Hugo de Garis,
que celui-ci annonce la banqueroute de Starlab, le Think Tank belge
qui finance ses recherches sur le cerveau artificiel. Cette banqueroute
serait due à la défaillance d'un financeur privé.
Hugo de Garis se présente en conséquence comme demandeur
d'emploi. http://foobar.starlab.net/~degaris/
Pour le moment, cette information demande confirmation. Il s'agit
peut-être d'un "hoax" par piratage de la page de
Hugo de Garis. Le site de Starlab http://www.starlab.org/
est muet sur le sujet. Quoiqu'il en soit, le roman de Garis vit
un nouvel épisode rocambolesque. S'il participe au Colloque
du Sénat comme prévu, il pourra peut être nous
éclairer (http://www.automatesintelligents.com/manif/2001/
mai/manifestations4.html)
Vision
IQT : "apprendre aux ordinateurs à voir"
JPB 11/06/01
La
société Vision IQ/Poséidon Technologies annonce
une levée de fonds de 17 millions d'Euros (110 millions de
Francs) pour son projet Vision IQT: "apprendre aux ordinateurs
à voir". Ci-dessous un extrait de son communiqué
: "Forte de partenariats étroits avec les milieux de
la recherche universitaire, Vision IQ/Poséidon Technologies
dispose de l'état de l'art mondial dans le domaine de la
vision par ordinateur. Les technologies développées
par la société ont déjà fait leurs preuves
: elles sont au cour du Système Poséidon, premier
système au monde de Surveillance Assistée par Ordinateur
(SAOT) pour la prévention des noyades en piscine publique,
et première application commerciale de la Société.
Commercialisé en Europe et en Amérique du Nord, ce
produit répond aux besoins de plus de 200 000 grandes piscines
professionnelles à travers le monde et adresse un marché
estimé à plus de 10 milliards de dollars. Le 28 novembre
2000, le Système Poséidon sauvait de la noyade un
jeune nageur de 18 ans à la piscine d'Ancenis (Loire Atlantique).
Il confirmait ainsi aux yeux des professionnels son absolue nécessité
et son statut de nouveau standard de sécurité."
"Fondée en janvier 1995 par Jérôme Ménière,
son PDG actuel, Vision IQ /Poséidon Technologies est une
société française spécialisée
dans la vision par ordinateur et dans le développement de
produits vidéo-intelligents. La société compte
aujourd'hui une quarantaine de collaborateurs et est déjà
présente en France, aux Etats Unis, au Canada, en Grande
Bretagne et aux Pays-Bas. Vision IQ / Poséidon Technologies
dispose de l'état de l'art mondial de la Recherche dans le
domaine de la vision par ordinateur. Au-delà de son équipe
interne de chercheurs de très haut niveau, la société
s'est en effet appuyée dès son origine sur des partenariats
étroits avec les milieux de la Recherche Universitaire et
les meilleurs laboratoires de Mathématiques Appliquées
tels que l'Inria, le Cérémade, le CNRS, l'Ecole Normale
Supérieure, etc. La société a réalisé
des avancées majeures dans ce domaine, notamment pour l'Analyse
de Scène et de la Surveillance Assistée par Ordinateur
(SAOTM)." Pour en savoir plus http://www.Vision-IQ.com http://www.poseidon-tech.com
VSD édition-journal n° 1241 du 7 au 13 juin consacre
un article à la Cybersurveillance: "Vous n'échapperez
plus à Big Brother. En 1992, lors des émeutes de Los
Angeles, un inconnu frappe à mort un chauffeur. Il sera arrêté
grâce à l'analyse des images vidéo par une minuscule
société de Passadena, Cognitech. Depuis cette affaire,
on est entré dans l'air de la cybertraque. Toutes les semaines,
la société high-tech californienne décrypte
des vidéos envoyées par le FBI ou les polices locales."
Vision-IQ y est citée, au titre des moyens d'assistance à
accidentés.
Le
plus petit laser de la planète
CJ 08/06/01
L'équipe
de Peidong Yang (Université Berkeley de Californie) vient
de fabriquer le plus petit laser du monde. Ces travaux, rapportés
ce 8 juin dans le journal Science, montrent que ce nanolaser, fabriqué
sur un mini-fil mille fois plus petit qu'un cheveu humain, émet
des rayons ultraviolets allant du bleu pâle au violet foncé.
Recette de fabrication : immergez de l'oxyde de cristal de zinc
pur en minces couches de cristaux (d'une épaisseur de quelques
molécules) dans de la vapeur. Exposez ensuite à ce
gaz d'oxyde de zinc chauffé un morceau de saphir, dont vous
aurez recouvert l'intérieur d'une couche d'or. Des filaments
d'oxyde de zinc pur de 20 à 150 nanomètres de diamètre
(de 20 à 50 millionième de mètre) se formeront
sur l'or, le saphir ayant servi de catalyseur de croissance. Selon
le professeur Yang, ce laser pourrait fonctionner avec du courant
électrique normal pour être ensuite utilisé
dans les circuits électroniques.
Ce type de laser pourrait, à terme, être utilisé
pour augmenter la capacité des disques durs.
Que
les lecteurs sourcilleux nous pardonnent, mais nous devons revenir
sur le sujet pour signaler un des rares discours censés entendu
sur cette émission depuis de nombreuses semaines. Il s'agit
d'un courrier publié par Télérama 2682 du 6
juin 2001, page 5, émanant d'un psychiatre, Serge Tisseron,
dont malheureusement l'adresse électronique n'est pas fournie.
Si ce monsieur nous lit, qu'il se fasse connaître. En voici
quelques extraits : "En centrant son dossier Loft Story sur son caractère
pervers, Télérama a manqué l'occasion de faire
le point sur plusieurs phénomènes de société
majeurs, dont cette émission est un extraordinaire révélateur
: passage d'une intimité confondue avec l'image à
une identité intériorisée qui permet d'abandonner
son image télévisé aux autres et de préserver
son intimité - passage d'une société qui oppose
le "permis" au "défendu" à une
société dont la règle devient "essayons
toujours, on verra après"... - passage d'une société
où chacun doit accomplir les gestes de sa classe d'âge
à une société où est revendiqué
le droit de naviguer d'une société à l'autre...
Cette émission est la mise en scène, certes terriblement
racoleuse, de bouleversements qui en soi ne sont ni dangereux ni
inquiétants. A ne voir que le côté pervers de
Loft Story, on se condamne à ne pas comprendre pourquoi tant
de gens la regardent, et on risque de couper artificiellement la
France en deux".
Excellente intervention de Franck Cézilly dans
Continent Sciences de France Culture le jeudi 7 juin 2001. Ce scientifique
est directeur du Laboratoire décologie comportementale
et dynamique des populations/EA 2423 de l'Université de Bourgogne.
France Culture présente de cette façon le thème
de l'émission: "L'animal en société. L'immense majorité
des espèces d'oiseaux sont monogames. Pourquoi? Pourtant
certaines espèces connaissent le divorce. Pourquoi? Les fourmis
sont organisées en immenses sociétés où
beaucoup d'individus sont stériles, sans descendance directe,
ce sont les ouvrières. Pourquoi? Les lycaons pratiquent l'infanticide.
Pourquoi ? Les éléphants de mer, à l'inverse
de beaucoup d'espèces, dominent de grands harems de femelles.
Pourquoi ? Une discipline scientifique s'essaye à répondre
à ces questions. Son nom à mauvaise presse. Il s'agit
de la sociobiologie. Son application aux sociétés
humaines a suscité des controverses puissantes. Elle cherche
à comprendre quelle est la part du déterminisme génétique
dans les comportements animaux. Ce rendez-vous de Continent sciences
est consacré à définir les méthodes,
les buts de cette discipline qui trouve son horizon théorique
dans la théorie de l'Evolution."
Franck Cézilly y a expliqué notamment comment, après
avoir refusé le darwinisme, certains scientifiques continuent
- sans bien savoir ce dont il s'agit - à refuser la sociobiologie.
Celle-ci, rappelons-le, consiste à tenter d'expliquer les
comportements animaux (et certains comportements humains) par l'influence
des déterminismes génétiques acquis au cours
de l'évolution. Il est certain que les erreurs du tout-génétique,
sans parler des extrapolations quasi fascisantes qui en ont été
faites, ont contribué à déconsidérer
la sociobiologie. Rappelons qu'un des pères, avec Hamilton,
de la sociobiologie, E.O.Wilson,
s'était fait renverser sur la tête un seau d'eau sale
lors d'un exposé dans une université américaine.
Mais Franck Cézilly est bien placé pour savoir qu'en
conjuguant avec discernement l'influence des gènes et celles
de l'environnement, on peut commencer à comprendre l'origine
de bien des comportements animaux et humains qui resteraient mystérieux
sans cela.
La
publication sur notre site de l'introduction de la thèse
de Frédéric Paulus, "Individuation, énaction"
nous donne l'occasion d'évoquer la question de la neuro-psychanalyse.
L'analyse neurologique et neuro-physiologique du fonctionnement
du cerveau, chez la personne éveillée comme chez le
dormeur, avec les moyens de plus en plus puissants, notamment, de
l'imagerie cérébrale, doit-elle se substituer progressivement
à l'analyse freudienne ? Les tenants de cette dernière
tiennent à marquer leur différence: la neuro-psychanalyse
examine des mécanismes communs à de nombreuses catégories
de personnes, découlant en particulier des déterminations
génétiques et épigénétiques de
l'organisation mentale chez l'homme. La psychanalyse au contraire
traite de cas individuels s'exprimant à la lumière
de la relation personnelle qu'est la cure psychanalytique.
Que l'on défende le rôle spécifique de la relation
analysé-analysant et de ses possibles contributions à
la connaissance des mécanismes de l'inconscient, voire à
la cure de certains troubles, se justifie. Il n'empêche que
la théorie freudienne était et demeure une description
cognitive des opérations psychiques, reposant sur des modèles
du psychisme, notamment avec les concepts de conscient, inconscient,
préconscient. De même, des processus comme ceux de
l'association libre sont censés explorer les contenus de
ces entités. Or il était inévitable que les
développements récents, extrêmement rapides
et fructueux, de la modélisation du cerveau et des processus
cognitifs par les neuro-sciences observationnelles et les technologies
informatiques conduisent à proposer des révisions
de cet ancien appareil conceptuel. Cela ne veut pas dire, encore
une fois, qu'il faille tout rejeter du freudisme traditionnel (malgré
ses excès) mais tout vouloir garder en s'enfermant dans une
sphère d'incommunicabilité volontaire serait a contrario
inadmissible.
La première chose à faire en tous cas est de s'informer
sur ce que sont les tendances actuelles de la neuropsychanalyse,
et confronter celles-ci avec les fondements, bien mieux connus en
général, de la théorie et de la pratique psychanalytique.
Pour clore sur un clin d'oeil : à quand la neuro-psychanalyse
des consciences artificielles ?
Pour en savoir plus La
revue Psychoanalysis, qui fait autorité en la matière
: http://www.neuro-psa.com/ La
2e conférence internationale de NPA (avril 2001). On remarquera
la présence d'Antonio Damasio : http://www.neuro-psa.com/international_cong.htm News
in psychoanalysis. Publications et adresses : http://users.rcn.com/brill/news.html NB
: le sujet ne semble pas intéresser les chercheurs français,
si du moins l'on s'en tient à une rapide consultation du
web.
Jacques
Testart et le diagnostic génétique pré-implantatoire
JPB 04/06/01
Dans
un article du Monde du 5 juin 2001, p.12, Jacques Testart, directeur
de l'unité 355 de l'Inserm, "père" du premier
bébé-éprouvette, évoque le risque de
voir le diagnostic génétique pré-imlantatoire
(DPI) conduire progressivement à l'eugénisme. Rappelons
que le DPI s'adresse aux embryons avant leur transfert dans l'utérus.
Jacques Testart s'inquiète d'un article publié par
le généticien américain Jacques Cohen, praticien
du tri des embryons. Celui-ci se flatte dans les 10 ans qui viennent
de pouvoir détecter par des biopuces les anomalies chromosomiques
et diverses maladies graves monogéniques et polygéniques,
ainsi ultérieurement que les prédispositions pour
les maladies cardiovasculaires, les maladies infectieuses, les cancers,
etc.
"En quelques phrases, nous dit Jacques Testart, est dévoilée
la mystique génétique, qui attribue tout pouvoir au
génome (jusqu'à contrôler l'intelligence) et
le but ultime du DPI qui pourrait être de "normaliser
"l'espèce"."
On connaît les opinions tranchées de l'auteur sur
la question. Comme l'indique le titre choisi : "Les apprentis-sorciers
sortent de l'éprouvette", on aura compris que Jacques
Testart n'encourage ni la généralisation du DPI, ni
plus généralement le recours à l'analyse génique
de l'embryon. C'est son droit le plus strict. Mais son argumentation
nous paraît manquer de la bonne foi à attendre d'un
scientifique. Il évoque d'abord des objections pratiques
que tout généticien admettra volontiers, tant du moins
que la technique est encore débutante, mais qui devraient
disparaître en partie au cours des années. Cependant
le fond de son sentiment est qu'il refuse l'ambition de "normaliser"
l'espèce humaine, terme d'ailleurs caricatural que les confrères
américains qu'il dénonce n'emploient pas.
Or, sur ce second point lui-même, il joue de l'ambiguïté.
Qu'il soit indécent de gaspiller des centaines d'embryons
pour que des personnes en ayant les moyens financiers choisissent
la couleur des cheveux de leur descendant, soit. Mais que l'on se
refuse à détecter et éliminer, si du moins
les méthodes de diagnostic sont suffisantes, et si la démarche
reste conforme à l'éthique médicale, les embryons
susceptibles de prédispositions aux diverses maladies graves
évoquées, ressemblerait beaucoup à l'attitude
de certaines sectes qui refusent les soins médicaux.
En fait la vraie limite de fond, selon nous, qu'il conviendrait
d'apporter aux sélections génétiques prénatales
tiendrait à la nécessité de préserver
la logique de l'évolution darwinienne. Celle-ci suppose le
maintien d'un minimum de flou concernant l'organisation du génome,
sauf à faire disparaître le hasard indispensable au
maintien de la diversité. Sinon, ce serait sans doute la
mort de l'espèce à échéance plus ou
moins rapide.
Même si le point de vue que nous avançons ici mérite
discussion, il nous semble à l'inverse que la condamnation
brutale que formule Jacques Testart à l'égard de ce
qui le heurte moralement n'a rien de démocratique, d'autant
plus que les médecins auxquels il s'en prend ne semblent
pas des affairistes éhontés. Un tel sujet mérite
un large débat, excluant les anathèmes réciproques.
Pour en savoir plus sur
Jacques Testart
- un article de Label France : http://www.france.diplomatie.fr/label_france/... -
une interview parue dans l'Humanité : http://perso.wanadoo.fr/g.r./Ogmtestart.htm
sur Jacques Cohen, mis en cause par l'article de Jacques Testart -
voir le site du "Institute for Reproductive Medicine and Science
of Saint Barnabas Medical Center" auquel appartient le Dr Jacques
Cohen : http://www.sbivf.com/
sur Jacques Cohen et ses collègues de l'Institut de St Barnabas
: http://www.sbivf.com/directors.htm Photo de Jacques Testart, source Label France
Un
rapport du Home Office favorable aux jeux électroniques
JPB 04/06/01
Le
Home Office britannique (équivalent de notre ministère
de l'intérieur), vient de présenter un rapport étudiant
l'influence des jeux électroniques sur les enfants. Contrairement
à une opinion répandue, les experts consultés
estiment que ces jeux sont loin d'être nuisibles, au contraire.
Ils enrichiraient les connaissances et développeraient des
facultés utiles, y compris dans la vraie vie - sous réserve
néanmoins d'éviter les appels directs à la
violence, au racisme et autres perversions.
Ce qui est dommageable, note le rapport, ce ne sont pas les jeux
électroniques, mais les mono-activités pratiquées
à haute dose, qu'il s'agisse de la télévision
ou ...de la lecture.
Les
Documents du dimanche (France 2, 23h le 3 juin) sous le titre "Lolo
Ferrari, une silicone tragédie" ont rappelé l'histoire
de cette star française réputée pour ses attraits
siliconés, retrouvée morte il y a quelques mois.
Cette vie désastreuse devrait, tout autant et plus que Loft
Story, susciter les commentaires sociologiques et politiques. Elle
peut aussi nous intéresser ici dans la mesure où elle
illustre le rôle ravageur de certains mèmes, en l'espèce
des images sexuelles stéréotypées, quand leur
diffusion est soutenue par des réseaux d'intérêts
décidés à exploiter jusqu'au bout, y compris
par Internet, des filons réputés payants.
Mais Lolo Ferrari peut aussi nous poser une autre question, à
une époque où le débat sur les mutants commence
à s'installer. Lolo Ferrari était-elle une mutante,
décidée à transformer son corps jusqu'à
mettre sa vie en péril, pour aller au bout d'elle-même,
comme certains artistes du body-art semblent parfois décidés
à le faire ? N'était-elle au contraire que la victime
de ces stéréotypes sexuels particulièrement
archaïques auxquels nous faisions allusion, et d'affairistes
décidés à en tirer profit d'une façon
vieille comme le monde, relevant presque du droit pénal ?
Dans les deux cas, les personnes sensées ne pourraient que
s'attrister de ses choix. Mais dans le premier, elle pourrait être
considérée comme exploratrice d'une voie nouvelle,
ce qui ne serait pas le cas dans le second.
Sorry,
nous ne publierons pas l'adresse des sites exploitant ce filon lamentable.
La
grotte Chauvet, l'art des origines JPB 02/06/01
Ceux
qui s'intéressent aux origines de l'art, ou si l'on préfère,
du langage par l'image, pourront consulter l'ouvrage remarquable
consacré à la grotte Chauvet et à ses peintures
rupestres, sous la direction du préhistorien Jean Clottes
: "La grotte Chauvet, l'art des origines", éditions
Le Seuil, 2001.
223 photos en couleurs donnent une idée précise du
contenu de la grotte. Elles peuvent également inspirer des
graphistes s'intéressant à la question dans le cadre
de projets de réalité virtuelle. Rappelons que les
peintures sont datées (non sans quelques controverses) de
-30.000 années environ, ce qui fait remonter à l'aurignacien
une forme d'expression jusqu'alors considérée comme
apparue 15.000 plus tard, au magdalénien. On pourra méditer
également sur une empreinte de pied étonnamment moderne
(ce qui, à la réflexion, n'a rien de surprenant!).
Rappelons par ailleurs que Jean Clottes a présenté
l'hypothèse, discutée, dite du shaman de la préhistoire.
Par
ailleurs, "Presse on line, Le guide des meilleurs Journaux
du net", publie une page référençant 24
publications consacrées aux sciences et techniques. Notons
, parmi celles-ci, la présence d'Automates intelligents :
http://www.presse-on-line.com/rubrique.php3?categorie=29
La
robotique évolutionniste, article de Jean-Arcady Meyer et
Agnès Guyot
JPB/CJ 01/06/01
La
revue Pour la Science publie dans son numéro de juin un article
très pédagogique et documenté de deux "papes"
de la robotique au sein de l'Animatlab du Laboratoire d'informatique
de Paris 6 (LIP6), Jean-Arcady
Meyer et Agnès Guyot (cf : http://www2.pourlascience.com/numeros/pls-284/art-5.htm).
Ces quelques mots de résumé ne sont pas destiné
à vous éviter d'acquérir la Revue, mais au
contraire à vous renvoyer vers le texte original.
L'article rappelle d'abord les principes actuellement admis régissant
l'évolution darwinienne dans le monde du vivant, et les applications
de ces principes à la sélection artificielle destinée
à produire des robots adaptés du mieux que possible
à un environnement donné. Il prend l'exemple des petits
robots mobiles Khepera conçus à l'IFT de Lausanne,
utilisés comme de véritables rats de laboratoires
pour obtenir des générations successives de systèmes
de commande de plus en plus performants (génotypes) se développant
par la méthode des algorithmes évolutionnistes dans
les réseaux de neurones artificiels de ces robots.
Les auteurs illustrent ensuite les possibilités des algorithmes
évolutionnistes en prenant l'exemple de robots plus complexes,
par exemple les robots à 6 pattes, qui apprennent seuls à
marcher, d'abord sur 2 pattes, puis comme un insecte, mais ensuite,
selon les auteurs, mieux qu'un insecte, par bonds (!). Ils mentionnent
également des comportements complexes, de type proie et prédateur,
où des robots aux intérêts différents
se perfectionnent simultanément par interaction. Le cas des
populations de robots co-évoluant en groupe (équipe
de robots footballeurs, par exemple) est également évoqué
- ce qu'aucune programmation classique ne permettrait d'obtenir,
sauf à y consacrer des années. Comme les phénotypes
se complexifient simultanément par utilisation de capteurs
et effecteurs de plus en plus performants, ainsi que par l'utilisation
au niveau de la mémoire des FPGA (Field Programmable Gate
Array) , les possibilités d'ensemble des robots ne cessent
de s'améliorer.
L'article se termine cependant par une mise en garde, en citant
l'exemple des difficultés rencontrées par le développement
du chat Robokoneko, poursuivi d'abord à Kyoto chez ATR, puis
au Starlab de Bruxelles (voir
notre article). Le système de commande comportant 32.768
modules, il serait encore impossible de déterminer les critères
d'évolution d'un module donné, en fonction de celles
des milliers d'autres évoluant indépendamment de lui.
Le Chat Robokoneko (rebaptisé aujourd'hui Robokitty -NDLR)
ne se comporterait donc pas du tout comme un vrai chat, à
ce jour.
Image: le robot humanoïde Elvis, des universités
de Göteborg et de Londres (Photo Pour la Science)
Michel
Henry se distingue sur France-Culture
JPB 01/06/01
Les Vendredis de la philosophie de France-Culture ont
donné la parole, le 1er juin, au philosophe français
Michel Henry. Des extraits de son ouvrage sur La barbarie ont été
abondamment cités. En résumant rapidement les propos
de Michel Henry, le développement des sciences et des techniques
est en train d'induire de nouvelles barbaries, qui feront progressivement
disparaître toutes les traces de l'antique sagesse.
La France a vraiment la spécialité de ces prophètes
de malheur. Même s'il n'est pas conseillé d'attendre
toute sagesse moderne de la science, il semble aussi vain qu'illusoire
de s'élever contre elle au nom de cultures anciennes qui
étaient d'ailleurs tout aussi barbares et égarées
que les nôtres. Que l'historien rappelle le passé,
très bien. Mais que le philosophe jette l'anathème
sur les développements du présent, au lieu de se borner
à essayer de leur insuffler un supplément d'âme
(s'il le peut!) nous paraît relever de l'inconséquence.
Entre la perdition par Internet et la barbarie scientifique, quel
recours nous restera-t-il ?
Le
biologiste et informaticien Francisco Varéla est mort le
28 mai à Paris. Né au Chili en 1946, détenteur
d'un Ph.D à Harvard, directeur de recherches au CNRS, chargé
d'enseignements dans de nombreuses institutions, il avait depuis
les années soixante participé à tous les travaux
et débats autour des systèmes auto-organisateurs et
auto-référents. Avec Humberto Maturana et Heinz von
Forster, notamment, il avait contribué à changer radicalement
le regard porté sur les systèmes vivants. La liste
de ses ouvrages et publications est considérable (cf. page
personnelle, référencée ci-dessous). Il a été
un des principaux inspirateurs de la somme méthodologique
consacrée aux systèmes par Edgar Morin (La Méthode
1 à 4, Seuil). Ces dernières années, il s'était
consacré à des travaux sur la biologie de la conscience,
en étudiant le fonctionnement des neurones et groupes de
neurones à travers notamment la magnéto-encéphalographie.
C'était un esprit universel, aussi à l'aise dans les
approches mathématiques et informatiques, que biologiques
et physiologiques. Sa vaste culture lui permettait également
de participer à tous les travaux philosophiques et sociologiques
s'intéressant à l'esprit, à la vie et à
leurs manifestations. On ne peut que regretter son décès
à l'époque précisément où semblent
véritablement décoller les travaux relatifs à
la conscience artificielle en relation avec la neurobiologie. Il
aurait continué à leur apporter beaucoup.
Francisco Varéla a notamment publié :
- Principles of Biological Autonomy
- Ethical Know-How : Action, Wisdom, and Cognition.
- Avec with Humberto D. Maturana : Autopoieses and Cognition : The
Realization of the Living ; The Tree of Knowledge
- Avec Evan Thompson and Eleanor Rosch : The Embodied Mind.
Pour en savoir plus: Page
personnelle, très complète, donnant la liste des ouvrages
et publications de l'auteur : http://www.ccr.jussieu.fr/varela/publications/index.html Voir
aussi notre actualité
de décembre 2000 mentionnant un article de Francisco Varela
avec Hervé Kempf du mensuel la recherche
Une
classification phylogénétique du vivant
JPB 01/06/01
Sous
ce titre, Guillaume Lecointre et Hervé Le Guyader ont publié
chez Belin un volumineux ouvrage faisant le point des progrès
accomplis depuis trente ans par la taxinomie, grâce aux nouvelles
méthodes d'analyse comparée. Selon l'éditeur
: "La classification moderne, dite phylogénétique,
ne met plus l'homme au centre de la Nature. Les groupes d'organismes
ne sont plus définis par rapport à lui, mais pour
eux-mêmes. Elle est désormais fondée sur un
arbre évolutif qui tente de retracer l'histoire de la vie.
Ce livre est une incursion dans l'arbre de la vie. Il n'est ni un
précis d'anatomie comparée, ni un précis de
zoologie ou de botanique, mais il en est le complémentaire.
Chaque branche de l'arbre est un groupe comprenant un ancêtre
hypothétique et tous ses descendants. On trouvera pour chaque
groupe les arguments de la classification, c'est-à-dire les
innovations évolutives que l'ancêtre unique a léguées
à ses descendants actuels. Bien d'autres renseignements sont
fournis (nombre d'espèces, plus ancien fossile connu du groupe,
etc.)".
Le livre fait évidemment le point sur la notion d'espèce,
en montrant son caractère de plus en plus relatif au fur
et à mesure de l'affinement des méthodes comparatives.
Tout
ceux qui s'intéressent à l'évolution, qu'elle
soit biologique ou artificielle, liront avec intérêt
cet ouvrage, par ailleurs très richement illustré
: http://www.editions-belin.com/csl/Master.asp
Journal
of Consciousness Studies
JPB 01/06/01
Signalons
à ceux qui l'ignoreraient l'existence du Journal of Consciousness
Studies (How does the mind relate to the brain? Can computers ever
be conscious? What do we mean by subjectivity and the self ?).
Il s'agit d'une revue scientifique sous forme papier, avec de larges
extraits ou abstracts en ligne. Elle paraît depuis 1994 à
un rythme environ trimestriel. On y trouve pratiquement tous les
noms des chercheurs s'étant intéressés à
ce sujet de plus en plus en vogue. Francisco Varéla y collaborait
régulièrement. Il s'agit donc d'une mine quasi inépuisable
d'informations et de références. Exclusivement
en anglais : http://www.imprint.co.uk/jcs.html
L'équipe
Ville-d'Avray remporte la Coupe de France de robotique 2001, ainsi
que la Coupe Eurobot
CJ 01/06/01
L'équipe
de l'IUT de Ville-d'Avray a non seulement remporté cette
année la Coupe de France de Robotique 2001, qui s'est déroulée
du 23 au 26 mai à la Ferté-Bernard, mais aussi Eurobot
2001, le 27 mai, compétition ayant réuni les équipes
de 11 pays* (dont les trois meilleures françaises** issues
de la Coupe de France).
Organisée par l'Association nationale Sciences Techniques
Jeunesse (ANSTJ), la Coupe de France de robotique confirme un peu
plus chaque année son succès avec près de 3000
étudiants participants, 180 équipes inscrites et 133
robot finalement homologués, et quelque 80 000 visiteurs
pour l'ensemble de la manifestation.
*
Citons notamment la présence de la République Tchèque
ou de la Yougoslavie, mais aussi du Canada et des Etats-Unis. Classement
: 1) IUT Ville-d'Avray (France), 2) Université d'Eindhoven
(Hollande) 3) CPLN, Neufchâtel (Suisse), 4) Yverdon-les-Bains
(Suisse).
** Classement : 1) IUT Ville-d'Avray, 2) M&M'S, club de robotique
parisien, 3) Club de robotique de l'Ecole nationale de l'aviation
civile (ENAC).
A signaler : Emission
spéciale E=M6 de 26 minutes sur le sujet, diffusée
le 17 juin à 20h05 sur M6.
Sélection
naturelle et résistance au Sida
CJ 01/06/01
Selon une communication parue dans le Nature du 31 mai,
certaines mutations génétiques qui augmentent la résistance
au sida devraient, via la sélection naturelle, devenir plus
courantes dans la population. Les chercheurs du département
de biologie intégrative de l'université de Californie
(Berkeley) expliquent en effet que les personnes qui ont des gènes
les rendant moins sensibles à cette maladie ont une vie plus
longue, donnant ainsi plus de temps pour faire des enfants à
qui transmettre cette résistance. Ces scientifiques remarquent
qu'une mutation sur le gène CCR5, si elle est présente
chez les personnes infectées, retarde de deux à quatre
ans l'apparition du Sida. Cependant ce gène peut aussi présenter
une autre mutation qui, au contraire, avance de deux à quatre
ans la venue de la maladie.
En Afrique, selon les chercheurs, près de 40% des gens présentent
la première mutation et environ 20% d'individus la seconde
: ainsi, toujours selon ces scientifiques, la première mutation
devrait gagner du terrain et la seconde en perdre. Selon leurs calculs,
les personnes touchées par la "mutation bénéfique"
auront, en moyenne, un enfant de plus que les autres et cette mutation
devrait toucher 53 % de la population dans une centaine d'années,
la "mauvaise" en touchant alors 10%.
Maigre consolation... Espérons que
les scientifiques auront trouvé, bien avant cela, le vaccin
guérissant définitivement cette maladie.