Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
Alexandria.
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de ce mot. Une fenêtre déroulante permet aussi
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Le thème de la machine pensante (thinking machine)
devient vraiment récurrent dans les milieux de l'intelligence
artificielle aux Etats-Unis. Le site About AI vient d'y consacrer
son éditorial du 8 août: "construire une machine pensante".
L'article mentionne divers projets dont nous avons déjà
parlé ici et que nous ne reprendrons pas. Retenons par contre
la présentation du RealAI institute, qui se veut le seul
promoteur au monde d'un projet ambitieux de conscience artificielle.
Selon nos informations, il n'est pas le seul, mais mérite
néanmoins la visite.
L'ambition est considérable: construire en quelques mois
une véritable machine intelligente s'appuyant notamment sur
les ressources du web, à partir de programmes réalisés
en C et Java. Le projet a été lancé par ce
que nous pourrions appeler un génie de l'informatique, Ben
Goertzel (voir photo), d'origine australienne, dont on lira les
nombreux écrits à partir de sa page personnelle http://www.goertzel.org/goertzel.htm
et http://goertzel.org/.
Il s'agit malheureusement d'un projet qui n'a pu encore aboutir,
les partenaires financiers s'étant retirés. L'équipe
cherche ailleurs des donations ou des collaborateurs via Internet.
Un premier projet avait été réalisé
dans le cadre d'une société créée à
cette fin, Webmind Inc, dont Ben Goertzel raconte les aventures
en détail (webmind's story http://www.goertzel.org/benzine/Waking...
is up with webmind http://www.goertzel.org/webmind.htm).
Le côté sympathique de la démarche est la volonté
affichée de tout publier sur Internet. L'équipe le
prouve également en publiant un dossier assez complet sur
les premiers pas du projet "Webmind a True Digital
Mind in the Making", dossier auquel nous conseillons à nos
lecteurs de se reporter: http://www.realai.net/SingularityPath.htm
La liste des collaborations souhaitées est également
intéressante à consulter http://www.realai.net/collaboration.htm
:
Java programming (No amateurs please. This code is pretty intense.)
C programming (ditto) Mathematical analysis (we have some interesting
calculational and foundational questions relating to computational
reasoning and attention allocation) Mathematical logic (we need
mizar.org auto-translated into KNOW, our own simpler knowledge representation
format) Computational linguistics (we're using some open-source
linguistic libraries such as XTag. They need help. There are also
lots of funky issues to do with the interrelation between parsing
and semantic analysis and generation). Bioinformatics (there is
a variety of interesting pplications of our AI to various problems
in this domain). Comme ils disent, interdit aux amateurs!
Confronté à ces différents textes,
le lecteur hésite entre l'admiration la plus totale et une
relative méfiance. Il faudra que nous prenions contact avec
eux pour éclairer cette affaire. Ceux d'entre vous qui ont
une opinion argumentée sur l'équipe seraient bienvenus
s'ils nous la faisaient connaître.
Un
match mené chez IBM opposant six traders à six agents
intelligents (software robotic trading agents) a tourné à
l'avantage des robots. Il s'agisssait ici, comme le rapporte le
New Scientist du 11 août 2001, d'acheter et de se vendre des
marchandises sur un marché virtuel, et dans un temps déterminé.
La moitié des compétiteurs étant acheteurs
et l'autre vendeurs, le but était de maximiser les bénéfices
de chacun à la fin des transactions*. Verdict : 7% de mieux
réalisé par les robots.
Premier étonné, Dave Cliff, le chercheur de chez Hewlett-Packard
(laboratoire de Bristol, Grande-Bretagne) qui a développé
l'algorithme utilisé par IBM : "mon but, en le concevant,
n'était pas qu'il puisse battre les humains. Le fait qu'il
y arrive représente pour moi une belle surprise".
*Les acheteurs avait un plafond limite de dépense
à ne pas dépasser et les vendeurs un prix minimum
de vente à assurer.
Le site Domotique-news http://www.domotique-news.com/
se présente comme un portail d'information sur la domotique,
c'est-à-dire les bâtiments intelligents à usage
d'habitation, de bureau et de commerce, ainsi que les équipements
intelligents de la maison et de la vie quotidienne. On y trouve
des références françaises et internationales
sur les industries, les produits, les usages. On peut également
y consulter des compte-rendus d'expériences techniques et
la liste des normes et standards, des actualités ainsi que
des annonces et possibilités d'échanges.
Les scientifiques regretteront sans doute le peu d'ouverture sur
les différents aspects de la recherche fondamentale et appliquée
concernant ces divers sujets.
Bientôt
des robots journalistes ?
CJ 09/08/01
Charles Callaway et James Lester - chercheurs du
département d'informatique de l'université de Caroline
du nord impliqués dans le programme "Intellimedia Initiative"
- développent Author*, programme informatique intelligent
capable d'écrire des histoires à la demande, à
partir d'une base de données de personnages et d'actions.
Comparée à d'autres systèmes du même
genre, la qualité d'écriture serait ici bien meilleure.
L'objectif est aujourd'hui de coupler Author à d'autres systèmes
intelligents capables de déterminer les événements
importants d'un texte, pour construire de nouvelles histoires.
Verrons-nous à terme, et dans un avenir finalement proche,
l'apparition de robots non seulement capables d'extraire de n'importe
quel texte la substantifique moelle mais aussi de nous la restituer
de façon pertinente dans un style que pourrait envier le
plus accompli des journalistes. Beaucoup en doute encore, mais rêvons
un peu : avec un tel système, automates intelligents grossirait
facilement son équipe pour proposer un site encore
plus founi.
SIG,
humanoïde un jour derrière les guichets ?
CJ 07/08/01
Il s'appelle SIG*. Ce robot développé
par des chercheurs japonais du Kitano Symbiotic Systems Project
se présente comme un tronc surmonté d'une tête
dotée de deux paires de micros (dont l'une au niveau de ce qui lui fait office d'oreilles)
et de deux caméras CCD (les yeux).
Les expériences actuelles visent à tester le contrôle
des quatre moteurs qui le pilotent, et qui réagissent à
l'intégration des informations perceptives reçues
Selon ses concepteurs, l'humanoïde serait capable aujourd'hui
de distinguer plusieurs conversations simultanées en temps
réel* et d'identifier ses interlocuteurs.
SIG sera-t-il le premier robot réceptionniste au monde ?
* SIG, pour Symbiotic Intelligence Group. * L'audition (qui est expérimentée ici même
en présence de bruit de fond), la vue et les processus d'intégration
sont obtenus de façon asynchrone, via différents PC
connectés par réseau TCP/IP. L'intégration
se fait donc avec un petit décalage (200 millisecondes) inhérente
notamment au réseau. Il serait donc plus juste ici de parler
de temps quasi-réel.
Voyager
en avion, à l'oeil, ou le coupe-file du futur CJ 06/08/01
Le Herald Tribune du 6 août rapporte que l'aéroport
d'Heathrow (banlieue de Londres) va tester cet automne, et sur une
durée de six mois, un système de reconnaissance des
passagers par l'identification de leur iris. Objectif : éviter
les files d'attentes.
Dans un premier temps, ce sont quelque 2000 Américains et
Canadiens habitués de l'aéroport londonien qui
devraient bénéficier de ce système. Les données
concernant leur iris seront préalablement stockées
dans une base. A l'aéroport, le passage n'aura qu'à
présenter son oeil devant une caméra : un ordinateur
comparera alors l'image obtenue avec la base de données.
Les écologistes insistent sur la faisabilité
du transport des éléments du futur Airbus A380 de
Bordeaux à Toulouse par la voie aérienne.
Les progrès faits dans la maniabilité de vaisseaux
aériens tels que ceux proposés par les firmes Zeppelin
et Cargo Lifter en feraient un outil tout à fait utilisable,
même par vents forts. Ainsi les exigences de flux tendus ne
seraient qu'exceptionnellement perturbées. Mais le BTP ne
partage pas ce point de vue.
Ajoutons ce que l'on sait moins: le dirigeable moderne
exige des robots de pilotage d'une précision diabolique,
notamment pour le positionnement dynamique tous temps en cas de
transport de fret lourd. Il y aurait là pour les fabricants
de robots un marché important, au cas ou l'usage de ces engins
se généralisait. Un principal obstacle à leur
emploi est psychologique. Les gens ne supportent pas l'idée
de se trouver sous leur verticale, craignant des chutes de charges.
Celles-ci seraient pourtant bien moins probables que les chutes
d'avions aux abords des aéroports.
Nouveaux
progrès dans la connaissance du rôle thérapeutique
des cellules-souches
JPB-CJ 04/08/01
Retenez ceci: il est vraisemblable que, dans quelques
années, le début de ce 21e siècle sera considéré
comme ayant marqué une véritable révolution
dans la compréhension de la mécanique cellulaire comme
plus généralement dans la médecine curative,
grâce aux découvertes qui s'accumulent actuellement
concernant le rôle des cellules-souches.
Il s'agit, rappelons-le, de cellules issues d'embryons précoces
ou de foetus, dites indifférenciées. Elles peuvent
être cultivées in vitro pour constituer des tissus
régénératifs, ou greffées dans différents
organes malades, au sein desquels elles se multiplient en prenant
les caractéristiques du milieu cellulaire dans lequel elles
sont introduites. Ces cellules, selon la date du prélèvement
après fécondation, sont totipotentes (capables de
reconstituer l'organisme entier), pluripotentes (capable de donner
des cellules de n'importe quel tissu) ou multipotentes (adaptées
à des tissus spécialisés).
Les applications thérapeutiques futures concernent en priorité
la régénération d'organes, y compris du tissu
nerveux, que l'on croyait jusqu'ici incapable de créer de
nouveaux neurones ou cellules gliales. Mais les cellules souches,
convenablement manipulées génétiquement, pourront
aussi produire in vitro ou in vivo différentes molécules
dont l'absence provoque des pathogénies. Ces applications,
on le voit, ne doivent pas être confondues avec le clonage,
expérimental ou thérapeutique. Par cette dernière
technique, on introduit une cellule d'un organisme adulte dans un
oeuf fécondé énucléé de son matériel
génétique d'origine, que la cellule de l'adulte remplace
progressivement. Les nouvelles cellules résultant de la multiplication
de l'oeuf (le blastocyte) sont compatibles génétiquement
avec le donneur, ce qui permet chez celui-ci diverses greffes et
utilisations thérapeutiques. Ajoutons qu'il est apparu que
l'organisme adulte semble disposer dans certains tissus de cellules
pluripotentes capables de régénérer des tissus
autres que le tissu d'origine, avec cependant semble-t-il moins
de plasticité que les cellules-souches embryonnaires.
On sait que les recherches sur ces questions soulèvent
des controverses de nature éthique, qui les ralentissent
- sans les arrêter. Il s'agit moins d'ailleurs d'éthique
au sens général (rien ne permettant d'affirmer que
les chercheurs en soient dépourvus) que d'objections découlant
de la conception de la vie que se font certaines religions. Pour
celles-ci, l'embryon humain , même réduit à
un oeuf fécondé, est déjà une personne
ayant droit , non pas au respect et à la dignité (sentiment
subjectif) mais à l'intangibilité exclusive de toute
manipulation génétique. Cependant, objectent les scientifiques,
ces mêmes embryons sont produits et détruits en série,
soit à l'occasion des procréations assistées,
soit suite aux interruptions de grossesse, ce à quoi n'objectent
que les adversaires déterminés de l'avortement.
Pour le moment, les politiques, dans de nombreux pays,
hésitent à affronter l'opinion des milieux conservateurs,
retardant ainsi les bons effets thérapeutiques de telles
recherches. Il s'agit d'une des nombreuses incohérences sociétales
auxquelles se heurtent les sciences du vivant, que nous ne jugerons
pas, mais qu'il faut cependant constater.
En attendant, les laboratoires continuent à
expérimenter. C'est ainsi que, dans la revue Science, a été
annoncé l'implantation de cellules-souches cérébrales
humaines dans des cerveaux de foetus de macaques, travaux revenant
à une équipe américaine du Children's Hospital
de la Harvard Medical School, menée par Evan Snyder.
Citons également l'annonce faite le 1er
août 2001 par l'Institut israélien de Technologies
de Haïfa de la production des cellules cardiaques à
partir de cellules souches d'embryons...Les conséquences
en matière de réparation cardiaque, suite à
infarctus ou cardiopathies diverses, seraient de première
importance. Le Prof. Joseph Itskovitz-Eldor,
Technion Rappaport Faculty of Medicine, Rambam
Medical Center, qui serait selon le communiqué
israélien l'"inventeur" des cellules-souches il y a 3 ans
(avec des scientifiques de l'Université de Wisconsin), est
un des participants au projet. Un prix Nobel en perspective?
De leur côté, les spécialistes de la robotique intéressés
par la mise en relation des neurones ou autres cellules avec des
composants électroniques suivent avec le plus vif intérêt
tous ces développements. Les analogies entre démarches
n'échapperont à personne. Dans les deux cas, il s'agira
de proposer (horresco referens) des mécanos reconstructifs
ou constructifs de nouvelles entités.
Pour en savoir plus
Cellules souches cérébrales dans les cerveaux de macaques
Science, 27 July 2001, Volume 293, Number 5530. "Segregation
of Human Neural Stem Cells in the Developing Primate Forebrain",
par Vaclav Ourednik, Jitka Ourednik, Jonathan D. Flax, Michael
Zawada, Cynthia Hutt, Chunhua Yang, Kook I. Park, Seung U. Kim,
Richard L. Sidman, Curt R. Freed, and Evan Y. Snyder. Published
online July 26, 2001
lien "suplemental data" : http://www.sciencemag.org/cgi/content/full/1060580/DC1
Stem celles Research News : http://www.stemcellresearchnews.com/
BMJ: Adult stem cells may be redefinable 1999 : http://www.bmj.com/cgi/content/full/318/7179/282/b
l'utilisation des cellules souches neuronales (human neural stem
cells), la Canadian Myelin Research Initiative, 1998 http://www.myelinresearch.com/home.htm.
Y participe le professeur Evan Y. Snyder, du Children Hospital,
Harvard Medical School, responsable de la greffe de cellules humaines
dans les cerveaux de macaques.
Technion Israel Institute of Technology : annonce de la production
de cellules de coeur à partir d'embryons. : http://pard.technion.ac.il/archives/presseng/Html/stemcells-Eng.Html
Notre billet sur ce sujet en date du 15 juin 2001 : http://www.admiroutes.asso.fr/larevue/2001/15/humeur.htm
Perspectives
sur l'évolution de la population mondiale au 21e siècle
JPB -CJ 03/08/2001
La presse a donné un écho mérité
à l'article publié par la revue Nature (2 août
2001), consacré aux perspectives d'évolution de la
population mondiale au cours de ce siècle. Les auteurs prévoient
une stabilisation de la croissance entre 8 et 10 milliards d'habitants,
avec fort accroissement de la sénescence. Les méthodes
utilisées seraient particulièrement innovantes, par
rapport à celles jusqu'ici employées, notamment par
l'ONU.
Ces perspectives, d'après-nous,
ne doivent pas pour autant dispenser les Etats en ayant les moyens
de continuer à proposer, selon les cas, des politiques de
natalité-immigration-insertion raisonnées, ou des
politiques de contrôle des naissances.
Un
inventrepreneur espère se satelliser par ses propres moyens
CJ 02/08/01
Il s'appelle Brian Walker. Cet ingénieur américain
prévoit de se satelliser à quelque 48 km d'altitude
par ses propres moyens, à bord d'un engin de son invention.
Selon l'inventrepreneur, le vol devrait avoir lieu en mai 2002.
Prévue pour peser 5 tonnes, la fusée utilisera le
peroxyde d'hydrogène pur à 90% (eau oxygénée)
pour la propulsion, la poussée étant obtenue par le
mélange dans une chambre de catalyse du peroxyde avec
des particules d'argent. Si ce carburant est moins énergétique
qu'un mélange oxygène-hydrogène liquide, il
présente l'avantage d'être beaucoup moins dangereux
: pas de flammes à la sortie du réacteur, mais un
puissant jet de vapeur, limitant ainsi les risques d'explosion.
Brian Walker pense avoir suffisamment bien pensé son affaire
pour dépasser les limites de l'atmosphère et atteindre
le vide spatial. Le retour sera assuré grâce à
un petit propulseur. Un ballon géant ralentira ensuite la
chute, puis un parachute.
Projet sérieux ? En tous cas Brian Walker, concepteur
du projet, ingénieur de vol et directeur de mission y croit.
Et si jamais l'homme renonçait, pourquoi ne pas satelliser
un robot ?
Denis Susac, l'infatigable animateur de About AI,
nous apprend que Hal, l'intéressante Child machine mise en
place par la firme Artificial Intelligence
NV (AI) (voir notre chronique de mars 2001 http://www.automatesintelligents.com/...
est en train d'atteindre le niveau de langage d'un enfant de 18
mois. Quousque non ascendat ? Jusqu'où ne montera-t-il pas?
Rappelons que le projet exploite une idée de Turing. A partir
d'algorithmes d'apprentissage simple, l'intelligence artificielle
se forme en discutant avec des humains. Pourquoi pas? C'est bien
par la discussion, selon les hypothèses de J.L. Dessalles
relatives au langage-afficheur, que se sont constituées la
rationalité et la science. Une solution un peu différente,
comportant des discussions entre une gigantesque base de connaissances
et des internautes, est en cours depuis 15 ans sous le nom de Cyc.
Tout
savoir sur la National Security Agency
JPB 31/07/01
James Bamford, qui s'est spécialisé comme auteur-enquêteur
dans le déchiffrage des secrets de la puissante et mystérieuse
Agence Nationale de Sécurité NSA (livre précédent:
The Puzzle Palace), nous livre un nouvel ouvrage de plus de 600
pages sur ce même sujet. La NSA est décrite dans un
style très vivant, presque romanesque, mais qui s'appuie
sur des sources apparemment très sûres (près
de 200 pages de notes documentaires). L'histoire de l'Agence est
décrite depuis les temps héroïques de la guerre
froide, jusqu'à nos jours. Il y apparaît clairement
qu'Internet est devenu l'outil favori du renseignement pour ce type
d'organisme et de missions. L'auteur laisse même entendre
que le réseau mondial a été conçu à
cette fin par les autorités américaines. L'avenir
est également sans ambiguité. Grâce à
un Internet de plus en plus ramifié et fréquenté,
grâce aux systèmes d'écoutes dont le plus connu
est Echelon, grâce aussi aux robots hyper-intelligents existants
ou en cours de développement afin de transformer en informations
exploitables les milliards de communications interceptées,
la domination du cerveau américain sur le monde - et sur
les acteurs de la mondialisation - ne fera que se renforcer.
Le premier réflexe à une telle lecture
est de se demander comment l'auteur a pu apprendre tout cela, et
être autorisé à le faire connaître au
monde entier, c'est-à-dire aux futures victimes. La
puissance de la NSA est-elle devenue telle qu'il lui est indifférent
de se voir mise à nu. Peut-être même les têtes
d'oeuf de cet organisme en espèrent-ils une espèce
de fascination qui désarmera à l'avance d'éventuelles
résistances. C'est en tout cas un ouvrage à lire et
à commenter. Nous y reviendrons ultérieurement. Un
de nos amis nous a promis une fiche de lecture détaillée
dans les prochaines semaines.
Une
micropuce oculaire implantée à trois non-voyants
CJ 30/07/01
Optobionics Corporation, société innovante
américaine, annonce ce jour avoir implanté son
système de micropuce oculaire "Artificial Silicon Retina"
(ASR) sur trois non-voyants. Rappelons que trois autres patients
avaient déjà bénéficié de cette
opération l'année dernière (juin 2000).
Inventée par Alan Chow et son frère Vincent, la puce
silicium ASR, qui mesure 2 mm de diamètre et est moins
épaisse qu'une feuille de papier, contient quelque 3500 cellules
microscopiques captant la lumière. Chacune d'entre elles -
fonctionnant à l'énergie solaire (et donc sans pile)
est connectée à une électrode chargée
de stimuler les cellules rétiniennes restantes. Implantée
à un endroit bien particulier derrière la rétine,
l'ASR vise ainsi à produire des signaux visuels similaires
à ceux produits par la couche des photos-récepteurs.
Selon Alan Chow, s'il ne restitue pas 100% de la vue, ce système
"permet aux aveugles de voir suffisamment pour s'orienter dans
une pièce ou reconnaître un visage".
A noter qu'aucun bilan officiel sur l'amélioration
de la vue des trois malades greffés en 2000 n'existe à
ce jour.
Affaire à suivre donc.
Grenoble
lance une technolopole en micro et nanotechnologies
CJ 26/07/01
Une technopole de 20 hectares - Minatec - spécialement
dédiée aux micro et nanotechnologies est en développement
à Grenoble, sur le Polygone scientifique Louis Neel. Grâce
à l'appui des collectivités locales et territoriales
de Grenoble, ce projet initié par le laboratoire d'électronique,
de technologie et d'instrumentation (CEA-Leti) et l'Institut polytechnique
de Grenoble (INPG) bénéficie d'une enveloppe de 850
millions de francs.
Le premier bungalow d'une surface de 1054 m2, installé
dans le cadre de la préfiguration des futurs bâtiments
du Pôle d'Innovation est opérationnel depuis le18 Avril
2001, complété aujourd'hui d'un second bâtiment
de 500 m2, opérationnel depuis juin 2001, hébergeant
des équipes de recherche en technologie du silicium.
La mise en place totale des infrastructures de la technolopole est
annoncée pour 2004 qui, à terme, devrait accueillir
quelques 3000 chercheurs, étudiants, enseignants et industriels.
Un
Personal Satellite Assistant (PSA) dans la station spatiale internationale
CJ 26/07/01
Dernière trouvaille des ingénieurs
du NASA Ames Research Center : le "satellite assistant personnel",
sorte de droïde sphérique qui "parle, pense et vole",
et que l'on devrait bientôt voir évoluer à bord
de la navette ou vivre dans la station spatiale internationale.
Les premiers tests en conditions d'impesanteur sont d'ores et déjà
prévus, pour l'instant à bord d'avions effectuant
des vols paraboliques. D'une taille d'environ 15 cm, petit bijou d'intelligence
artificielle imaginé par Yuri Gawdiak, ce robot sera très
précieux pour les astronautes en se rendant très rapidement
et de façon autonome là où l'on a besoin de
lui, y compris à l'extérieur de la station*, ou dans
un compartiment devenu dangereux après incident éventuel.
Via une connexion sans fil, il sera capable de converser avec les
ordinateurs mais aussi avec les hommes puisqu'il est doté
d'une reconnaissance vocale, d'un logiciel d'interprétation
et de traduction. Il pourra, à la demande, effectuer des
diagnostics, afficher toutes sortes d'informations utiles sur sa
fenêtre à cristaux liquides, calculer grâce à
ses capteurs la température et la pression régnant
à l'intérieur de la station, le taux de dioxyde
de carbone...
Les scientifiques pourront même, depuis la Terre,
communiquer en temps réel avec les astronautes, superviser
les opérations, grâce à la caméra et
au microphone installé sur le droïde.
Les interfaces haptiques sont ceux qui font appel
au sens du toucher, visant à rendre plus réaliste
le contact avec un objet ou une personne du monde virtuel. L'interface
conjugue la perception tactile à travers la peau et les sensations
cinoesthésiques découlant de la position des muscles
et des articulations. Les applications en sont de plus en plus nombreuses,
qu'elles concernent le domaine médical (chirurgie à
distance), artistique ou le secteur ludique, par exemple.
Le site About consacre toute une page à recenser les différents
sites et produits intéressant cette fonction : http://ai.about.com/library/weekly/aa013101a.htm
Automates
intelligents remarqué par Paris-Match
JPB 26/07/01
Paris-Match, dans la page "MatchdeParis Cyber" de
son numéro 253, consacre une page à l'intelligence
artificielle.
Nous remercions la Rédaction pour le commentaire élogieux
qu'elle y fait ici du site automatesintelligents*.
*"Ce site français est une
véritable bible de l'intelligence artificielle. Toutes les
dernières avancées en robotique et en cybernétique
sont présentées sous une forme claire et concise,
avec un maximum de rigueur scientifique"...