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Des microprocesseurs
bientôt greffés sur les humains ?
CJ 23/12/01
Applied Digital Solutions (ADS), compagnie américaine
basée en Floride, espère obtenir d'ici 6 mois l'autorisation
de la Food and Drug Administration (FDA) pour l'implantation sous-cutanée
de ses microprocesseurs VeriChip chez des humains. Marché
visé : les personnes dotées d'organes ou de membres
artificiels. Ces puces contenant des informations médicales
personnalisées pourraient s'avérer d'un grand secours,
par exemple aux médecins ou chirurgiens ayant à traiter
en urgence des patients trouvés sans connaissance : le code-barre
qui sauve, en quelque sorte...
ADS a déjà les autorisations de la Federal Communications
Commission pour ses puces qui utilisent des fréquences radio.
Rappelons qu'elle commercialise déjà des systèmes
destinées à la surveillance du bétail. Elle
fabrique également des bracelets permettant la localisation
par GPS, par leurs proches, des personnes souffrant de la maladie
d'Alzheimer.
A quand la greffe de ma carte Vitale dans mon bras gauche ?
Une chroniqueuse de France-Inter, ce jour 21 à 7h20, nous
a rapporté les résultats d'une étude américaine
portant sur l'autosuggestion. Elle n'a pas cité ses sources,
ce qui m'empêche de les indiquer ici. Ceci dit, il paraîtrait
que le 4 du mois, chiffre de mauvais présage en Chine, analogue
au 13 chez nous, les Chinois meurent beaucoup plus que les autres
jours. On en tire des conséquences relatives à l'influence
du psychisme sur le physique. On pourrait y voir aussi l'influence
de mèmes tueurs. De tels mèmes, dira-t-on, ne sont
pas très efficaces en matière de reproduction, puisqu'ils
font disparaître le sujet qui les héberge - un peu
comme font les virus de maladies mortelles - Mais ce faisant, ils
impressionnent suffisamment les autres personnes pour se reproduire
et proliférer. La superstition est en effet loin de se limiter
aux victimes qu'elle peut faire. Elle touche un peu tout le monde.
L'homme transformé,
ça se discute sur France 2
JPB 20/12/01
Lors de l'émission de France 2 "ça se discute",
Jean Luc Delarue, assisté de Joël de Rosnay, a présenté
différentes prothèses et interventions chirurgicales
ayant amélioré la situation de patients présents
sur le plateau. De nombreux sujets ont été évoqués
: le bras myoélectrique et la canne blanche, l'implant cochléaire
et le coeur artificiel, la maladie de Parkinson et le dopage. L'avantage
de telles émissions est qu'elle nous met en présence
des personnes physiques directement concernées, qui peuvent
parler librement de leurs réactions face à la technique.
On apprend ainsi que les implants cochléaires sont au début
difficilement supportables par ceux qui en sont dotés, du
fait des agressions sonores permanentes qu'ils imposent. Ni les
expositions, comme celle de la Villette dont ces cas ont été
extraits, ni l'Internet, ne peuvent le faire aussi bien. On lira
aussi sur le site de l'émission, tant que celui-ci restera
en ligne, une longue et intéressante intervention de Joël
de Rosnay. Nous y reviendrons en détail dans un prochain
article.
On sait que le GPS ou système de localisation mondial
par satellites est devenu indispensable à d'innombrables
activités et services. Mais il demeure sous la dépendance
des autorités américaines. On image mal que celle-ci,
sauf circonstances exceptionnelles, décide d'en restreindre
l'accès aux intérêts non-américains,
voire de le rendre payant. Certains pays européens, cependant,
ont décidé de mettre en place un système européen
propre, Galiléo (qui devrait d'ailleurs être payant),
visant à être opérationnel vers 2008/2010 -
ce qui n'est pas pour bientôt malheureusement. 100.000 emplois
seraient crées. Or ce projet déplait à nos
amis américains, qui multiplient, directement et via l'OTAN,
les pressions indécentes pour que nous abandonnions ce projet.
Ils donnent des arguments techniques (risques d'interférence)
qui selon les spécialistes n'ont aucun caractère sérieux.
En fait ils veulent conserver leur monopole et leur domination dans
ce secteur vital. La France réagit, les autres pays européens
plus mollement. Mais qu'en résultera-t-il ? Dans la meilleure
des hypothèses, de nouveaux retards et délais. Dans
la pire, une déculottée qui serait de bien mauvais
pronostic quant à l'autonomie de décision technologique
de l'Europe.
Factorisation du nombre
15 par ordinateur quantique CJ 19/12/01
Des scientifiques californiens du centre de Recherche
Almaden d'IBM et de l'Université de Stanford on réussi
la mise en facteur du nombre 15 - par l'algorithme de Peter Shor
- à l'aide d'un ordinateur quantique. Présentés
dans la Revue Nature du 19 décembre 2001, ces travaux ont
consisté à synthétiser virtuellement une molécule
constituée de sept atomes dont les états quantiques
des spins (ou qubit) ont pu être contrôlés par
pulsations de fréquence radio, et mesurés par imagerie
par résonance magnétique. Un premier résultat
confirmant l'importance que cette technologie pourrait avoir dans
l'avenir, notamment pour la cryptologie, domaine faisant largement
appel aux méthodes de factorisation.
On entend dire, de façon récurrente à Noël,
que les fabricants de jouets, et ceux qui les offrent, se comportent
comme s'ils croyaient au gène de la ménagère,
chez la petite fille, et au gène de l'ingénieur ou
du guerrier chez le petit garçon. Mais les jouets, poupées,
ustensiles de cuisines, boîtes de construction ou panoplies
militaires, sont en fait des mèmes qui tentent leur chance
dans le monde de l'enfance. Or il se trouve effectivement que les
petites filles et petits garçons sont pour des raisons de
mimétisme culturel, plus incités à imiter le
parent de leur sexe que celui de l'autre sexe. Il se trouve aussi
que les mères font plus souvent devant leurs enfants des
tâches ménagères que des tâches intellectuelles,
malheureusement pour elles. Le mème du comportement ménager
contamine donc plus facilement la petite fille que le petit garçon.
Les gènes n'ont, a priori, rien à y voir - à
moins de supposer, comme les sociobiologistes purs et durs, que
la spécialisation de la femme dans les tâches domestiques
ait été vitale pour la survie des sociétés
humaines primitives, et ait fini par s'inscrire dans certains gènes
(conditionnement épigénétique).
Le développement
des Ad hoc Networks
JPB 17/12/01
Il est intéressant de noter le développement foisonnant
des réseaux très hauts débits en boucle locale
radio à courte distance dits WiFi ou Ad hoc Networks. Ceux-ci
répondent à la norme 802.11b. Ils peuvent être
installés de proche en proche en utilisant de petites antennes
implantables partout (en principe). De tels réseaux court-circuiteront
ceux des opérateurs, pour des coûts infiniment réduits.
Mais leur installation et leur mise en oeuvre supposent des utilisateurs
avertis, organisés en communautés militantes (sauf
quand ces réseaux sont déployés par les militaires
sur le champ de bataille). Les serveurs sont protégés
par des pare-feux encryptables.
Conjugaison de l'IRMf
et de l'électrophysiologie pour l'observation du cerveau
de l'animal
JPB 17/12/01
Olivier Blond, journaliste scientifique à La Recherche,
nous apprend dans le numéro 348 de cette revue, p. 20, qu'une
équipe allemande de l'Institut Max Plank pour la biologie
cybernétique de Tübingen, sous la direction de Nikos
Logothetis, est parvenu à conjuguer l'imagerie fonctionnelle
par résonance magnétique IRMf et l'observation plus
classique de l'électrophysiologie par implantation d'électrode,
pour l'étude de l'activité des neurones chez le macaque.
Ceci représente un double exploit technique: développer
un appareillage d'IRM adapté à l'animal et faire en
sorte que le fonctionnement de celui-ci ne perturbe pas le recueil
des courants cellulaires très sensibles aux forts flux magnétiques.
On mesure les perspectives offertes pour la compréhension
du fonctionnement du cerveau chez l'animal où, jusqu'à
présent, seules les électrodes implantées permettaient
de recueillir des informations.
Par ailleurs, le double système d'observation permet de
mieux identifier le lien entre l'augmentation du débit sanguin
et l'activité neuronale: l'IRM montre les neurones produisant
de l'activité électrique. Des conséquences
applicables à l'interprétation des résultats
de l'IRMf chez l'homme pourront en être tirées, alors
que chez ce dernier, et pour des raisons éthiques évidentes,
l'exploration par électrode n'est pas acceptée,
Pourquoi ne pas imaginer par ailleurs que la meilleure compréhension
du fonctionnement profond des cerveaux animaux (à quand l'IRM
chez l'oiseau, par exemple?) ne facilitera pas les travaux des chercheurs
en vie artificielle, en leur fournissant des modèles de référence
plus explicites?
Un portail européen
pour les sciences de la vie
AB 14/12/01
E-BioSci (http://www.e-biosci.org)
est un nouveau service pour l'information scientifique apparu sur
internet à l'initiative de l'EMBO (European Molecular Biology
Organization, Heidelberg à http://www.embo.org).
Soutenu par la commission européenne, ce service souhaite
proposer de nouvelles formes de navigation dans la masse croissante
d'information scientifique (articles, mais aussi matériel
multimédia).
E-BioSci fédère sept partenaires européens
dont le CINES (Centre informatique national de l'éducation
supérieure de Montpellier : http://www.cines.fr),
l'INIST (Institut national pour l'information scientifique et technique
de Vandoeuvre-les-Nancy, http://services.inist.fr)
et le DIMDI (Institut allemand pour l'information et la documentation
médicale de Cologne, http://www.dimdi.de).
Pourquoi ne pas étudier quelque chose d'analogue pour la
robotique et l'IA?
Décès
de Maurice Gross
Faire-part de l'Université Paris VII 13/12/01
L'université, et en particulier ses membres de l'UFR d'informatique
et de l'UFR de Linguistique, a la douleur de faire part de la disparition
de Maurice Gross qui a été longtemps un des siens.
Après sa sortie de l'Ecole polytechnique (promo 55), M.Gross
travaille en traduction automatique, mais les modèles de
l'époque ne le satisfont pas. En 1961 au MIT, il découvre
le travail de N. Chomsky et M.P. Schutzenberger. De retour en France,
il entre au Laboratoire de Calcul CNRS Blaise-Pascal et travaille
avec Schutzenberger et ses collègues sur les grammaires formelles.
Ils publient le fameux "Gross et Lentin" (Notion sur les grammaires
formelles, 1967) qui fait toujours référence.
Invité par Z. Harris à Philadelphie, il se lance
à fond dans l'écriture de grammaires pour le français
et l'anglais en mettant l'accent sur les faits empiriques de langue.
Il soutient ses deux thèses en France et participe à
la création du Centre de Linguistique à l'Université
de Vincennes, notamment avec N. Ruwet (décédé
deux semaines avant M. Gross).
Devenu professeur au Département d'Informatique de Paris
7, il crée le Laboratoire Automatique Documentaire (LADL-CNRS)
qui, sous sa direction, devient vite un centre de référence
en linguistique informatique. La réputation internationale
du LADL contribue largement à celle de l'Université
Paris 7, elle-même. Maurice Gross s'éloigne du cadre
de la linguistique générative pour se consacrer à
une description systématique et minutieuse des phrases simples
du français. Ainsi naissent le lexique-grammaire et les dictionnaires
électroniques du français que les chercheurs et industriels
s'arrachent.
Bien que linguiste avant tout, il ne s'éloigne pas de l'informatique.
Il est à l'origine du DESS "Logiciels fondamentaux" et travaille
avec D. Perrin sur l'utilisation des automates pour l'analyse syntaxique
du français et d'autres langues (en particulier pour les
langues romanes sur lesquelles un nombre important de chercheurs
travaillent avec les méthodes de Gross).
M. Gross a écrit un grand nombre de livres (dont le célèbre
"Méthodes en Syntaxe" en 1975). Le nombre d'étudiants
qu'il a formés est des plus impressionnants et ils ressentent
la disparition de leur maître comme une perte irréparable.
Celui-ci savait en effet allier l'exigence intellectuelle et l'amitié
chaleureuse et fidèle.
C'est un grand scientifique et un ami au caractère généreux
que la communauté universitaire internationale vient de perdre.
Le Président de luniversité Paris 7
Denis Diderot
Michel Delamar
Adoption du 6ème
PCRD
CJ 11/12/01
Les quinze ministres de la Recherche de l'Union Européenne
ont adopté le 6ème Programme-cadre de recherche et
de développement (PCRD) pour la période 2003-2006,
lors du Conseil Recherche de Bruxelles du 10 décembre 2001.
Par rapport au précédent, hors inflation, le budget
du 6ème PCRD est en progression de 8,02% (16,27 milliards
d'euros pour la recherche communautaire et 1,23 milliards d'euros
pour la recherche nucléaire au travers d'Euratom).
Il prévoit notamment de focaliser la recherche européenne
sur 7 thématiques prioritaires :
- génomique et les biotechnologies pour la santé :
2,2 milliards d'euros ;
- technologies pour la société de l'information :
3,6 milliards d'euros ;
- nanotechnologies et les neurosciences : 1,3 milliards d'euros
;
- aéronautique et espace : 1, 075 milliards d'euros ;
- qualité et sûreté alimentaire : 685 millions
d'euros ;
- développement durable, changement planétaire et
écosystèmes : 2,1 milliards d'euros
- Citoyens et gouvernance dans une société fondée
sur la connaissance (sciences humaines et sociales) : 225 millions
d'euros
3,985 milliards d'euros de crédits seront également
consacrés à la structuration et au renforcement de
l'espace européen de la recherche.
L'adoption définitive de ce 6ème PCRD doit intervenir
au printemps 2002, après examen par le Parlement européen.
Premier pontage coronarien
réalisé "à coeur battant" par un robot
CJ 9/12/01
Pour la première fois en France, une femme
de 40 ans a subi un pontage coronarien le 22 novembre dernier grâce
à une chirurgie totalement robotisée. L'opération
s'est déroulée à coeur battant, c'est-à-dire
sans circulation extracorporelle, par voie endoscopique (sans ouverture
du thorax). Annoncée par le CHU de Nancy-Brabois, cette première
menée sous la direction du professeur Jean-Pierre Villemot,
chef du département de chirurgie cardiovasculaire, a été
effectuée grâce au robot Da Vinci fabriqué par
la firme américaine Intuitive Surgical.
Après avoir percé de petits trous sur le thorax, dans
la région du coeur, les chirurgiens y ont inséré
des tiges creuses d'environ un centimètre de diamètre
dans lesquelles ont été glissés des instruments
de microchirurgie et une microcaméra. Assis à deux
mètres de la table d'opération, Jean-Pierre Villemot
- spécialiste mondial de la transplantation cardiaque- a
pu opérer par l'intermédiaire d'un moniteur donnant
une vision 3D de l'intérieur du corps et de manettes connectées
aux instruments microchirurgicaux placés dans le corps de
la patiente. L'intervention terminée -le pontage consistant
en la dérivation et la connexion d'un nouveau vaisseau entre
l'aorte et l'artère coronaire-, il a suffi ensuite de retirer
les instruments et de recoudre les minuscules incisions, qui n'ont
laissé presque aucune trace.
Seuls quelques hôpitaux en France disposent aujourd'hui
du robot Da Vinci : le CHU de Nancy, l'hôpital Henri-Mondor
à Créteil, l'Institut mutualiste Montsouris (urologie)
et l'hôpital Georges-Pompidou (cardiologie) à Paris.
Son coût explique cela : 1,22 millions d'euros, auquel il
faut rajouter le coût de l'installation technique de la salle
d'opération et la maintenance générale (soit
quelque 0,55 millions d'euro)
Des piles nickel-zinc
qui durent cinq fois plus longtemps
CJ 7/12/01
Toshiba Battery (http://www.tbcl.co.jp/tb_e/frmain_e.htm),
filiale de Toshiba, a développé la première
batterie primaire nickel-zinc au monde d'une durée de vie
5 fois plus élevée que celle des batteries alcalines
standard et présentant une meilleure résistance aux
basses températures.
Un modèle de taille LR6 (AA) portant le nom de "GigaEnergy"
devrait être commercialisé à partir de mars
prochain au Japon, pour un coût moitié supérieur
à celui d'une pile alcaline conventionnelle.
De quoi ravir notamment les utilisateurs de microrobots fonctionnant
avec des piles LR6.
Un observatoire européen
virtuel
CJ 06/12/01
Un observatoire astrophysique virtuel qui collectera les informations
enregistrées par tous les observatoires européens
est à l'étude. Lancé par la Commission européenne,
avec pour maître d'oeuvre l'European Southern Observatory
(ESO), ce projet européen "nouvelle manière de voir
et de penser l'astronomie" va nécessiter trois années
d'étude et de mise au point.
Si l'ensemble des informations recueillies par les différents
observatoires européens existent dans diverses bases de données,
l'accès en ligne à ces informations n'est pas toujours
aisée, du fait même de leur éparpillement. Via
Internet, l'Astrophysical Virtual Observatory (AVO) mettra toutes
les données à disposition des astronomes, en recourant
à des moteurs de recherche sophistiqués et des outils
d'analyse rapides et simples à utiliser. Il sera ainsi possible
d'afficher sur écran toutes les images obtenues d'un astre
particulier ou d'une région du ciel particulière et
cela pour tout le domaine électromagnétique accessible
(X, IR , visible, UV, radio etc...). Des logiciels permettront de
naviguer à travers ces images numériques.
Les États-Unis développent aujourd'hui un observatoire
identique, le National Virtual Observatory (NVO). A terme, un rapprochement
de l'AVO et du NVO permettrait de constituer un gigantesque observatoire
virtuel global.
Des implants cérébraux
pour aider les paralysés à communiquer
CJ 06/12/01
Lors
du congrès annuel de la société américaine
des neurosciences tenu fin novembre dernier à San Diego,
des chercheurs du département d'ingénierie électrique
et du programme Neurosciences de luniversité de Stanford
ont présenté des résultats prometteurs sur
lutilisation dun implant cérébral permettant
à des singes de déplacer à distance un curseur
sur lécran dun ordinateur par la seule volonté.
Pour réaliser ces travaux, les chercheurs se sont tout d'abord
intéressés aux régions du cerveau impliquées
dans la planification des mouvements. Implantant des électrodes
dans la région pariétale du cerveau des animaux, ils
se sont aperçus que les singes pouvaient mimer les mouvements
des bras avec un curseur. "Cette étude, qui est une première,
montre que les cellules responsables de la planification du mouvement
peuvent contrôler une prothèse», a expliqué
Krishna Shenoy, directeur de l'équipe. Une étude fonctionnelle
a ensuite été réalisée : le singe a
été entraîné à atteindre la droite
ou la gauche dun écran dordinateur selon un signal
lumineux qui apparaissait brièvement quelques secondes auparavant.
Durant lintervalle entre lapparition du signal et le
mouvement du singe, les cellules de la région pariétale
étaient très actives. Des électrodes implantées
dans cette région ont ainsi transmise un signal à
une console électronique déterminant la droite et
la gauche du mouvement planifié. Les signaux ainsi interprétés
ont provoqué le mouvement automatique du curseur dans la
bonne direction. Cet appareillage étant muni dune seule
électrode, le système a été limité
à deux informations volontaires : aller à droite ou
à gauche. «Un système plus sophistiqué
pourrait calculer exactement lendroit et le moment de la décision
de mouvement du singe», a déclaré Shenoy.
Dans l'avenir, ce système pourrait aider les personnes paralysées
à communiquer en épelant les mots sur un clavier virtuel.