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Simicon Rotor Craft
: un drone norvégien capable de décoller verticalement
CJ 07/03/2002
Si le principal inconvénient actuel des drones
réside dans la nécessité d'utiliser une rampe
de lancement, imposant des limitations quand au choix des lieux
de décollage, les norvégiens savent s'affranchir de
cette contrainte. En collaboration avec les ingénieurs de
la start-up Simicon, Vegard Evjen Hovstein, du département
de cybernétique de l'Université de Trondheim, vise
la mise au point du SiMiCon Rotor Craft (SRC), prototype d'avion
espion qui combine les caractéristiques de déplacement
horizontal rapide d'un avion classique avec celles d'un hélicoptère
(décollage et atterrissage verticaux). Son fuselage circulaire
contient des pâles de rotor rétractables permettant
le décollage vertical. Après décollage, un
réacteur fixé sur sa face ventrale prend le contrôle
pour imprimer le mouvement avant. Si les pâles se rétractent
dans l'aile discoïde, elles peuvent a tout moment se redéployer
si l'appareil doit s'élever ou atterrir.
Des tests effectués en soufflerie ont montré que l'appareil
restait stable à hautes et basse vitesses de rotation de
l'hélice, ainsi que lors de la transition du vol vertical
vers le vol horizontal. A ce stade de développement du projet,
des éléments doivent encore être finalisés,
comme par exemple le fonctionnement du mécanisme de rétraction
et d'extension des pâles, ou le changement de plan de rotation
du rotor permettant demodifier la direction de l'avion.
A l'heure actuelle, trois prototypes de 1,5 mètres de diamètre
ont décollé (l'envergure finale prévue est
de 4,5 mètres), et le principe de fonctionnement a été
validé.
Outre le marché militaire, les concepteurs envisagent des
applications civiles (par exemple inspection des côtes lors
de désastres écologiques).
La presse s'est faite l'écho (voir notamment Le Monde du
02/03, p.26) de la communication faite par des chercheurs japonais
dans la revue Nature Technology, concernant ce qui apparaît
effectivement comme une véritable révolution, une
modification réussie de la structure de l'ADN. Ces chercheurs
du Riken Yokohama Institute ont intégré une nouvelle
paire de nucléotides complémentaires fabriquée
en laboratoire dans un nouvel ADN, par l'intermédiaire d'un
ARN artificiel capable de lire les codons comportant ces bases.
Un 21 acide aminé de synthèse a également été
créé, que le nouvel ADN sait reconnaître et
utiliser en complément des 20 acides aminés constituant
les protéines fabriqués sous le contrôle des
codons. On obtient donc un bouleversement complet, ou plutôt
un enrichissement radical de la procédure naturelle intéressant
la synthèse des protéines, procédure qui s'est
appliquée sans faille, autant qu'il soit observable aujourd'hui,
depuis l'apparition sur terre des premières formes de vie
identifiées. D'innombrables applications semblent s'ouvrir
à cette technique, depuis la mise au point d'usines moléculaires
créant des protéines inexistantes dans la nature,
jusqu'à la fabrication d'organismes chimères comprenant
des génomes encore jamais observés, susceptibles de
donner naissance à des phénotypes pratiquement encore
inimaginables.
Plusieurs équipes ont déjà abordé
de telles études, dont une équipe américaine
dirigée par Peter Schultz du Scripps Research Institute de
La Jolla, et une équipe franco-américaine dirigée
par Philippe Marlière, créateur en 2000 de la société
Evologic, dont l'objectif est notamment de produire de nouvelles
protéines pour de nouveaux matériaux.
Certains chercheurs responsables de ces développements
certainement révolutionnaires présentent cela comme
l'aube d'une nouvelle Genèse, eux-mêmes étant
de nouveaux démiurges. Il est certain que les perspectives
à la fois scientifiques et philosophiques de telles découvertes
imposeront un certain nombre de précautions. Mais avant de
commencer à inquiéter l'opinion, il faudra encore
expérimenter beaucoup. De toutes façons, ce début
de 21e siècle verra, on peut le pronostiquer sans guère
de risques, les conceptions relatives à la vie et à
la conscience intelligente bouleversées par les avancées
combinées de la génomique, de la protéomique
et de l'intelligence artificielle évolutionnaire. C'est plutôt
une bonne nouvelle, à notre avis. Nous en reparlerons.
Pour en savoir plus
L'article du Monde http://www.lemonde.fr/article...
Nature Biotechnology février 2002. Extrait http://www.nature.com/nbt/press_release/nbt0202.html
"Extra letters for the genetic alphabet: By
adding unnatural amino acids into proteins, scientists hope to create
new versions of proteins with enhanced properties with application
in medicine, industrial production, or environmental remediation.
In a first step toward this goal, Ichiro Hirao and his colleagues
have developed a new method for introducing unnatural amino acids
into proteins. The method is based on a novel pair of molecules,
synthesized in the laboratory, that can be incorporated into DNA
and RNA alongside natural base pairs."
Riken Structural Genomics Initiative, Genomic Sciences Center, RIKEN
Yokohama Institute
http://giw.ims.u-tokyo.ac.jp/giw2000/Invited/yokoyama.html
Evologic a été labellisé en 2001 dans le cadre
du Réseau genHomme http://www.recherche.gouv.fr/genhomme/projets2001.htm
Pasteur BioTop, l'incubateur d'entreprises de l'Institut Pasteur
http://www.jeunesdocteurs.com/fplr/69/12.html
Biofutur: Discussion. Faut-il breveter les gènes, avec PH.
Marlière 2000 http://www.biofutur.com/issues/204/breveter_genes.html
De la glace en grande
quantité sur Mars ?
CJ 02/03/02
Si
les chercheurs savent depuis longtemps qu'il y a de l'eau sur Mars,
ils ne s'attendaient pas que ce soit en si grande quantité
: c'est du moins ce que semblerait montrer les premières
données scientifiques* recueillies par la sonde spatiale
Mars Odyssey de la NASA, engagée depuis moins de deux semaines
dans une mission de cartographie de la planète rouge.
Tout en ne représentant qu'un faible pourcentage de la masse
de la surface martienne, l'eau recouvrirait une large partie de
la planète, depuis le pôle sud jusqu'au 60e degré
de latitude sud (voir photo, région en bleu). Elle y prendrait
la forme de glace mélangée à la boue, la poussière
et la roche qui recouvrent la surface.
Certains y voient déjà un élément
de poids en faveur de la théorie sur l'existence de la vie
sur la planète...
Par ailleurs, les premières mesures concernant l'environnement
radioactif de la planète initiales sembleraient montrer que
des astronautes allant sur Mars seraient bombardés d'environ
deux fois plus de radiations que l'équipage de la station
internationale (ISS) actuellement en orbite autour de la Terre.
Cela dit, on ne risque de pouvoir vraiment le confirmer puisque
l'instrument censé faire ces mesures pour déterminer
les risques posés aux futurs astronautes a cessé de
fonctionner.
*Mesure
du taux d'hydrogène, bon indicateur de la présence
probable d'eau gelée
Succès d'Ariane
5 et d'Envisat
JPB 01/03/2002 Tir
réussi pour Ariane-5 qui, après sept mois d'arrêt
forcé, a mis sur orbite dans la nuit du 28 février
au 1er mars le gros satellite européen d'observation de la
Terre Envisat.
La fusée a décollé du pas de tir du Centre
spatial guyanais de Kourou jeudi à 22 heures 7 minutes et
59 secondes très exactement (01h 7min 59s GMT, vendredi).
Vingt-sept minutes plus tard, comme prévu, la onzième
Ariane-5 a largué le satellite Envisat, construit sous la
maîtrise d'oeuvre de la société Astrium pour
le compte de l'Agence spatiale européenne (ESA). Celui-ci,
qui ne sera pleinement opérationnel que dans quelques semaines,
effectuera en continu des observations et prendra des mesures de
la Terre. Sa durée de vie espérée est de cinq
ans au minimum.
On a beaucoup dit ces derniers temps qu'il s'agissait d'un dinosaure
de l'espace, en partie dépassé. Il n'y a sans doute
que les américains qui sachent ce qu'il faut faire dans l'espace.
Peut-être, mais Envisat existe et est européen. Toutes
nos félicitations à Jean-Marie Luton, PDG d'Arianespace
et aux milliers de personnes ayant coopéré à
cette réalisation.
Le
documentaire français de Pierre-Henry Salfati "Golem, golems"
(2002) diffusé par Arte le 28 février à 22h30
a présenté différents travaux (tous américains)
de chercheurs connus en matière de robotique et d'intelligence
artificielle évolutionnaire, mêlés à
des rappels historiques et iconographiques relatifs à la
tradition hébraïque du Golem.
On peut penser que les sujets scientifiques sont trop ardus pour
être présentés aux téléspectateurs
sans fioritures. On peut penser aussi que la Cabale et le Golem
sont des sources intéressantes à évoquer pour
mieux comprendre la recherche moderne d'intelligences de moins en
moins humaines. Reste que le film laissait une impression de malaise,
due au fait qu'il mêlait intrépidement une vraie documentation
(au reste très superficielle) et le fantasme le plus débridé.
Il est certain que la montée progressive de robots et réseaux
susceptibles comme tous les artefacts d'échapper à
leurs créateurs, peut poser des questions. Mais c'est vrai
de toutes les technologies. Quand on pense à ce Moloch qu'est
l'automobile, dévorant intrépidement ses centaines
de milliers de victimes par an, les futurs Golems artificiels semblent
bien anodins. On peut se demander finalement quel est l'objectif
de tels films : informer, faire réfléchir, faire peur
ou valoriser simplement le réalisateur ?
Le
Biowall, un tissu électronique intelligent capable d'autoréplication
et d'autoréparation JPB/CJ 01/03/2002
L'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL)
est un centre actif d'enseignement et de recherche dans toutes les
technologies avancées, notamment en ce qui concerne les STIC,
la robotique et la vie artificielle. Le nombre des spin-up et start-up
développées par d'anciens étudiants ou enseignants
est impressionnant - bénéficiant il est vrai des facilités
offertes par l'environnement financier et réglementaire très
pushing que l'on trouve chez nos voisins suisses. Ainsi
sous l'égide de l'EPFL vient de s'ouvrir la Villa Reuge à
Sainte-Croix (canton de Vaud) et son exposition "L'objet Vivant".
Celle-ci présente notamment en première mondiale le
Biowall, qui marque une étape vers la réalisation
de tissus électroniques intelligents capable de s'autoréparer,
de s'autorépliquer et d'apprendre.
Réalisé par les chercheurs du Laboratoire de systèmes
logiques de l'EPFL, le Biowall se présente ici sous la forme
de 3000 modules électroniques transparents, pouvant être
vus comme des molécules artificielles. Chacune d'elle permet
au visiteur de communiquer avec la paroi par une simple caresse
du doigt, calcule son nouvel état et le traduit aussitôt
par un affichage lumineux.
L'Objet vivant s'inscrit dans la thématique élargie
des créations humaines animées de manière artificielle.
Une somptueuse collection de marionnettes, de robots, de robots-jouets
et de figures rituelles, témoignant de différentes
cultures animistes, ont été rassemblés dans
cette perspective en provenance d'Europe et des Etats-Unis.
Ce n'est pas un canular mais, sous le nom de smart bra,
d'une première application pratique des vêtements intelligents.
Conçu par l'Intelligent Polymer Research Institute de l'Université
de Wollongong (Australie) cette pièce de lingerie comporte
des fibres capteuses de mouvement adressant des messages à
des fibres rétractiles. Le tout maintient plus ou moins fermement
les seins selon l'activité du sujet.
Le produit doit être commercialisé par Marks &
Spencer. On pourra sans doute faire bénéficier les
hommes d'un tel adjuvant, sinon sous forme de soutien-gorge, du
moins de slip.
Nouveaux neurones
dans vieilles cervelles CJ 27/02/02
Henriette von Praag et ses collaborateurs américains du laboratoire
de génétique (Salk Institute for Biological Studies,
La Jolla, Californie) viennent non seulement de montrer que les
nouvelles cellules nerveuses élaborées dans lhippocampe
de souris ont toutes les propriétés des cellules matures
du cerveau, mais surtout que ces cellules génèrent
des potentiels daction caractéristiques des neurones
fonctionnels. Pour le démontrer, l'équipe a utilisé
un vecteur rétroviral porteur de la molécule fluorescente
GFP, sexprimant uniquement dans les cellules en division,
pouvant être visualisée dans lhippocampe in vivo.
Les chercheurs - qui rapportent leur travaux dans Nature - ont ainsi
observé que les cellules nerveuses néoformées
dans lhippocampe de souris possédaient une morphologie
neuronale, exprimaient des propriétés de perméabilité
passive membranaire ainsi que des potentiels daction synaptiques
tout à fait comparables à ceux retrouvés dans
les cellules matures de la région cérébrale
étudiée.
"C'est la première fois que nous démontrons que
les nouvelles cellules nées dans le cerveau adulte peuvent
être fonctionnelles," déclare Fred Gage, l'un des scientifiques
ayant participé à ces travaux. "Une hypothèse
possible est que ces nouveaux neurones viennent remplacer des neurones
mourants" (...) Une autre possibilité consiste en ce que
les jeunes neurones viennent pour fournir un degré plus grand
de plasticité au cerveau mûr. Cette plasticité
augmentée témoignerait de l'intégration de
nouvelles unités fonctionnelles, dont la connectivité
peut être formée par l'expérience."
Lintelligence
artificielle au service du diagnostic différentiel fin du
cancer du colon CJ 26/02/2002
A l'aide d'un programme informatique d'intelligence
artificielle basé sur la reconnaissance d'échantillons
biologiques hybridés sur des puces à ADN, des chercheurs
américains de l'université du Maryland (Baltimore)
ont réussi à distinguer et diagnostiquer l'origine
de plusieurs types de cancer du colon, ainsi qu'à caractériser
les groupes de gènes impliqués. Pour cela, l'équipe
de Florin -dont les travaux sont publiés dans la revue Gastroentrerology
- a utilisé une méthode de criblage informatisée
(utilisation d'un réseau de neurones formels - Artificial
Neural Network, ou ANN).
Les ANN ont été testés et développés
daprès lanalyse de 5 cancers ou dysplasies ayant
pour origine une maladies inflammatoires chroniques de l'intestin
(MICI) - comme la maladie de Crohn - et sur 22 cancers ou adénomes
colorectaux sporadiques. Le système a ensuite permis de diagnostiquer
correctement entre les deux types d'affection (12 échantillons
biologiques étudiés, et 12 bonnes réponses).
Les chercheurs espèrent que cet outil de diagnostic très
précis permettra de traiter les patients plus efficacement
en évitant les faux diagnostics et le recours à une
chirurgie inutile.
La
contagion des comportements irrationnels JPB 25/02/2002
Signalons du Journal of Memetics le communiqué
suivant : The
Spread of Irrational Behaviours by Contagion: An Agent Micro-Simulation,
by Derek Gatherer
Abstract:
A micro-simulation is described, for rational and irrational strategies
in human mating behaviour. The spread of irrational behaviour through
a population from a single initial individual, the `contagionist
paradigm', is shown to be highly unlikely in most realistic circumstances.
An exception to this rule is shown to be where the `self-fulfilling
prophecy' phenomenon is exhibited, i.e.. the irrational meme affects
the outcome of the mating.
Additionally, where the irrational strategy, under conditions of
self-fulfilling prophecy, is allowed to co-exist with a rational
strategy (i.e..
a strategy based on factual information), both can proceed to fixation,
resulting in a population of individuals exhibiting both rational
and irrational memes simultaneously. However, where successful pairs
are removed from the population, there is a tendency for neither
behaviour to persist. Maintenance of either behaviour in the population
under circumstances of removal of successful pairs requires a cultural
information system, i.e.. one where a common pool of information
may be accessed without a requirement for contagion. This implies
that contagionist explanations of culture may be strictly limited
in their application. Some attempt is then made to generalise the
conclusions to financial systems.
Voir : http://jom-emit.cfpm.org/2002/vol6/gatherer_d.html
Le nouveau portail
de l'Association Française d'Intelligence Artificielle
(AFIA) JPB 25/02/2002
L'AFIA nous demande de donner la plus large diffusion
au communiqué suivant, ce que nous faisons avec plaisir :
" L'Association Française pour l'Intelligence
Artificielle (AFIA) est heureuse d'annoncer la création et
la mise en ligne du portAI, son nouveau site web, qui remplace www.afia.polytechnique.fr
et qui a pour ambition de devenir à terme le site d'échanges
et de travail coopératif de toute l'IA francophone.
Le portAI (www.afia-france.org),
conçu et animé par ses membres, est ouvert à
tous.
Vous y trouverez un grand nombre de rubriques
et d'informations, des forums de discussions, des pointeurs vers
les pages personnelles et institutionnelles de nos adhérents,
les nouvelles de la communauté IA francophone, des liens
vers les manifestations (congrès, journées, colloques)
que nous organisons et que nous parrainons, des tutoriels sur les
technologies de l'IA, des petites annonces, etc.
Vous y trouverez également notre
nouveau Journal Electronique d'Intelligence Artificielle, JEDAI,
dont les articles sont librement accessibles sur le site et peuvent
être commentés par les lecteurs."
Rappelons que l'AFIA est la première association francophone
d'IA. Elle fédère les chercheurs, étudiants,
ingénieurs, laboratoires et industriels par ses actions:
animation de groupes de travail, organisation et parrainage de conférences,
publication d'un bulletin, bourses, etc.
L'AFIA organise notamment la prochaine Conférence Européenne
d'Intelligence Artificielle, ECAI 2002, à Lyon du 21 au 26
Juillet 2002 (http://ecai2002.univ-lyon1.fr).
L'AFIA est membre de l'ECCAI (European Coordinating Committee on
Artificial Intelligence, www.eccai.org)
et de l'ASTI (Association des Sciences et Technologies de l'Information,
www.asti.asso.fr).
La presse a relaté le near miss de deux 747 de
la Qantas, lancés à 1.600 km/h vitesse cumulée,
en sens opposé, sur la même trajectoire en longitude,
latitude et altitude. L'erreur résultait (apparemment) du
contrôle aérien intermédiaire situé en
Polynésie Française. Les pilotes ne s'en étaient
pas rendu compte. Heureusement, les radars de bord ont détecté
le risque, et commandé in extremis aux pilotes automatiques
des changements d'altitude coordonnés, qui ont évités
probablement 800 morts. Ceux qui s'intéressent à l'histoire
du contrôle aérien reliront avec profit le best-seller
encore en partie actuel de Arthur Hailey, Airport (Bantam books
1969).