Automates
Intelligents s'enrichit du logiciel
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Palmarès
des robots les plus performants de l'année 2009 Jean-Paul
Baquiast et Christophe Jacquemin - 26/12/2009
Le
Singularity Hub est une petite entreprise se donnant pour mission
(et métier) de faire connaître les innovations les
plus récentes dans le domaine des sciences émergentes:
robotique, génétique, intelligence artificielle, cognitique,
cellules souches, etc. Elle a été créée
par Keith Kleiner, un jeune chercheur disposant d'une large expérience
à la fois dans le monde scientifique, dans celui des affaires
et dans celui des médias (voir http://singularityhub.com/about/).
Comme
son nom l'indique, le "Singularity Hub" s'inscrit dans
le mouvement de la Singularité, avec le Singularity Institute
et la Singularity University. Beaucoup de personnes en France, quand
elles entendent parler de ces organisations, les traitent par le
mépris, y voyant soit de dangereux utopistes soit de non
moins dangereux agents d'une guerre économique et de l'intelligence
où la société américaine reste la plus
efficace au monde.
Pour notre
part, bornons-nous à voir ici une excellente source d'informations
dans des domaines où l'Europe, et plus particulièrement
la France, traînent encore des retards affligeants.
Pour
s'en convaincre, il suffit de regarder l'article que le Hub vient
de consacrer à un palmarès des robots les plus performants
de l'année 2009 [nous avions également signalé
l'année dernière l'équivalent de ce palmarès
pour l'année 2008].
Si aucun de ces robots n'est encore doté de capacités
d'intelligence artificielle pouvant les équiper d''un esprit
se rapprochant du nôtre, ils font preuve d'habiletés
diverses chaque année améliorées. Ceci illustre
bien l'importance des rôles qu'ils commencent à jouer
dans les sociétés technologiques, notamment au Japon.
Malheureusement, comme rappelé ci-dessus, sauf dans un cas,
aucun de ces robots n'est européen.
Rappelons
qu'en ce qui concerne la simulation des processus cognitifs de haut
niveau, différents laboratoires militaires, principalement
américains, développent des projets autrement plus
performants que ceux montrés par le Hub. Mais l'information
reste confidentielle..
Nous
ne nous lancerons pas ici dans la traduction en français
des commentaires proposés par le site. Les vidéos
sont de toutes façons suffisamment parlantes...encore faut-il
disposer de la largeur de bande permettant d'y accéder sans
temps d'attente épuisants ce qui, chez les archaïques
Gaulois, n'est pas toujours le cas.
Yehezkel
Ben-Ari Grand Prix de l'Inserm 2009
Jean-Paul Baquiast et Christophe Jacquemin - 21/12/2009
Nous
apprenons par la presse que Yehezkel Ben-Ari, neurobiologiste distingué
aujourd'hui par l'Inserm; est un spécialiste de la complexité,
non seulement dans la neurobiologie, mais en de nombreux autres
domaines.
Cependant, quand les simples citoyens que nous sommes, recherchons
les références de ces travaux afin d'en faire mention
à d'autres béotiens comme nous avides de savoirs,
ils ne trouvent pratiquement rien. Aucun ouvrage ou même article
grand public à sa signature ne présente ou discute
en termes généraux ce que nous pourrions en retenir.
Rien
d'étonnant, dira-t-on. Nous ne sommes pas du cénacle.
Les scientifique "pur jus" pourront trouver des références
en bas de la page http://www.inmed.univ-mrs.fr/index.php?page=15&id=4,
qui liste certains de ses articles scientifiques. Soit. Mais n'est-ce
pas aussi de cette façon que beaucoup de chercheurs français
s'enferment dans l'anonymat, aux dépens finalement de la
collectivité qui consacre beaucoup d'argent à leur
permettre de travailler.
Travailler, ce n'est pas seulement s'enclore dans une tour d'ivoire,
c'est aussi élever le niveau de culture générale
et scientifique des citoyens. On s'étonnera ensuite, si cela
n'est pas fait, que les Français, décideurs ou non,
le plus souvent ne comprennent rien à la science et à
ses enjeux.
Si
tous les scientifiques français ou travaillant en France
se comportaient de cette façon, nous n'aurions que des noms
ou laboratoires étrangers à mettre en référence
sur ce site.
Mise
en orbite du satellite Hélios 2B
Jean-Paul Baquiast
18/12/2009
La
fusée Ariane vient de mettre en orbite le satellite Hélios
2-B. C'est un satellite d'observation en optique exclusivement destiné
au renseignement et aux opérations militaires des six pays
partenaires : France, Belgique, Espagne, Italie, Grèce et
Allemagne.
Ce
satellite, issu de la filière SPOT dont cinq exemplaires
ont été mis sur orbite pour des programmes civils,
vient renforcer les capacités d'observation de Helios 1-A
et 2-A dont il est le jumeau. Outre son télescope principal
qui réalisera des images d'une résolution de l'ordre
de 60 cm, il emporte un télescope capable d'opérer
de nuit pour des images de 2,5 mètres de résolution.
Le
grand saut
Jean-Paul Baquiast - 12/12/2009
Ce
projet, que France Inter a eu raison d'évoquer dans le 7/10
du 12 décembre, est celui du français Michel Fournier.
Il consiste à réaliser un saut en chute libre avec
un équipement stratosphérique. Le départ se
fera à plus de 40.000 mètres à partir d'un
ballon également stratosphérique. En cas de succès,
quatre records du monde seront battus: record d’altitude de
saut en chute libre; record d’altitude de vol humain sous
un ballon; record du temps en chute libre; record de vitesse en
chute libre.
L'objectif
annoncé consiste à étudier les conditions selon
lesquelles en cas d’incident à une altitude critique,
il serait possible de sauver des astronautes en difficultés.
Initialement financé par la Défense en France dans
le cadre du programme de navette Hermès, le projet a du trouver
d'autres soutiens à l'abandon de ce programme. Le gouvernement
canadien, la Nasa et diverses entreprises l'ont repris à
leur compte.
Michel
Fournier est colonel parachutiste de réserve et sportif multidisciplinaire
de haut niveau. Il a cependant plus de 60 ans. On ne peut qu'admirer
le courage dont il fait preuve en se lançant dans cette aventure.
Il est dommage que la France (voire l'Europe, en l'espèce
l'Esa) aient renoncé à soutenir cette initiative.
Le
LHC du Cern est désormais le plus puissant collisionneur
de hadrons du monde Jean-Paul
Baquiast et Christophe Jacquemin - 09/12/2009
Mettant
fin, comme l'indiquent avec beaucoup de modestie les journaux américains,
à la domination des Etats-Unis en matière de physique
fondamentale, le LHC (Grand Collisionneur de Hadrons) du Cern vient
d'accélérer ce 9 décembre des faisceaux de
protons à 1,18 trillions d'électron-volt, avant qu'ils
ne s'écrasent les uns contre les autres. On est encore loin
des énergies maximales recherchées, soit 3,5 trillions
d'électron-volt, mais on s'en rapproche néanmoins.
Cependant
tout peut encore arriver au sein d'une machinerie aussi complexe.
Les techniciens du Cern avaient dû, il y a quelques jours,
arrêter le collisionneur à la suite de la chute d'un
morceau de pain lâché par un oiseau malveillant sur
un circuit électrique.
Il
s'agit cependant déjà d'un grand succès des
techniciens et scientifiques (dont un grand nombre européens)
qui opèrent au CERN.
De nombreuses équipes, selon nos sources, avaient les larmes
aux yeux en constatant la réussite. Comme quoi la science
n'est pas un monstre froid.
Cerveau
minuscule mais grande intelligence
Jean-Paul Baquiast - 29/11/2009
La
taille (poids) du corps d'un animal est une bonne approche pour
prédire la taille de son cerveau. Mais la taille du cerveau
ne suffit pas à prévoir son aptitude à des
comportements dits intelligents selon nos critères.
C'est
ce que confirment des chercheurs du Queen Mary's Research Centre
for Psychology de l'université de Londres et de l'université
de Cambridge. On sait depuis longtemps que des insectes peuvent
compter et discriminer entre des objets différents. Ces chercheurs
montrent aujourd'hui que des opérations « intelligentes
» peuvent être réalisées avec un nombre
limité de neurones. Un cerveau d'abeille ne pèse qu'un
milligramme et contient moins d'un million de cellules nerveuses.
Selon des simulations informatiques faites par ces chercheurs, un
cerveau doté de quelques milliers de neurones pourrait générer
de la conscience. Quelques centaines de neurones suffiraient à
compter.
Si les animaux plus grands ont des cerveaux plus importants, c'est
parce qu'ils ont des corps plus diversifiés à insérer
dans des environnements plus complexes. Mais cela ne les rend pas
nécessairement plus intelligents.
On pourra certes discuter le contenu de ce que ces chercheurs britanniques
donnent à l'intelligence et la conscience. Ce que les roboticiens
devraient retenir par contre, c'est l'idée que quelques milliers
de neurones, convenablement activés et mis en situation de
générer des réponses intelligentes aux pressions
de sélection, pourraient faire aussi bien que les superordinateurs
sur lesquels certains cherchent à simuler l'intelligence
humaine (voir ci-dessous notre brève relative au projet Blue
Brain). Nous pensons pour notre part qu'à condition de bien
poser les problèmes au départ, comme l'a fait Alain
Cardon, n'importe qui disposant d'un simple micro-ordinateur avec
quelques entrées-sorties pourrait générer des
consciences locales au sein d'un tel système.
L'internet
des objets, dont on parle beaucoup aujourd'hui, en tirera certainement
des conséquences.
La
communication bio-photonique
Jean-Paul Baquiast et Christohe Jacquemin - 27/11/2009
En
dehors des ondes gamma intracérébrales évoquées
dans la brève précédente, un autre type de
communication interne aux organismes vivants aurait été
identifié par des chercheurs américains et russes.
Au sein de cultures de cellules, des cellules isolées les
unes des autres pourraient coordonner leurs processus chimiques
internes en échangeant de photons. Des flux de photons dans
les fréquences optiques et UV paraissent émis à
la fréquence de 10 photons par cm2 et par seconde, ce qui
ne s'expliquerait pas par une activité thermodynamique normale.
De telles émissions pourraient accroître de 50% la
fréquence des divisions cellulaires.
Pour Sergei Mayburov de l'Institut Lebedev de Physique à
Moscou, la communication optique entre cellules serait un processus
standard au sein des plantes et des bactéries. La photosynthèse
avait été expliquée des 1960 par le fait que
les photons entrant dans une cellule stimulent la création
d' «excitons» ou pairs d'électrons susceptibles
de voyager dans de longues chaînes moléculaires, modifiant
la façon dont celles-ci réagissent avec les autres
molécules présentes dans la cellule.
Mayburov pense que ce processus devrait être réversible,
non limitée à la photosynthèse et utilisée
pour moduler les communications entre cellules. Mais ces hypothèses,
bien que considérées comme très prometteuses,
sont encore difficiles à vérifier. De plus, comment
les cellules distingueraient elles entre les biophotons et les photons
de la lumière ambiante. Enfin comment les émissions
de biophotons pourraient elles être cohérentes, afin
de transporter une information significative.
Il reste que, comme en ce qui concerne la photosynthèse elle-même,
la longue cohabitation qui s'est établie au long de milliards
d'années d'évolution entre les premières cellules
vivantes sorties des ombres abyssales et la lumière du soleil
recèle encore nombre de mystères prometteurs.
Référence: arxiv.org/abs/0909.267
6: Coherent and Noncoherent Photonic Communications
in Biological Systems
Le
cerveau fait appel à des ondes gamma de fréquences
différentes pour communiquer en interne
Jean-Paul Baquiast - 27/11/2009
Des
chercheurs de l'Université norvégienne de Science
et de technologie ont découvert que l'hippocampe, dans un
cerveau de rat, utilise les ondes gammas émises par diverses
parties du cerveau pour focaliser son attention sur les événements
les plus récents en évitant le "bruit" produit
par des événements plus anciens précédemment
mémorisés.
Ces
ondes seraient de fréquences différentes selon l'âge
de l'événement, les basses fréquences transportant
l'information relative aux expériences passées et
la haute fréquence étant réservée aux
évènements en train de se produire. L'hippocampe,
qui joue un rôle important dans la perception de l'espace,
se comporte alors comme un auditeur de radio qui recherche sur son
poste la fréquence des émetteurs qui l'intéressent.
Les chercheurs ont identifié différentes fréquences
d'onde gamma, mais ils n'ont pas encore d'hypothèses relatives
à la façon dont les aires cérébrales
produisent ces ondes et modulent leurs fréquences.
Quoi
qu'il en soit, ils en concluent la mise en évidence d'un
mode de connection entre aires cérébrales et faisceaux
de neurones bien plus souple que celui résultant de connexions
physiques à base de neurotransmetteurs. Ce serait en fait
le mode standard de communication interne dans le cerveau, tout
au moins quand il s'agit de ce que l'on pourrait appeler le traitement
de l'actualité.
Dans ces conditions, il serait intéressant de pouvoir se
brancher sur les émetteurs, voire sur les récepteurs
du cerveau pour identifier plus finement les échanges, voire
intervenir dans le trafic, comme le font chez les humains les «grandes
oreille» de la police. Ceci tout au moins chez le rat...
Pour
en savoir plus Science
daily : http://www.sciencedaily.com/releases/2009/11/091120000140.htm Nature
: Laura Lee Colgin, Tobias Denninger, Marianne Fyhn, Torkel Hafting,
Tora Bonnevie, Ole Jensen, May-Britt Moser & Edvard I. Moser.
Frequency of gamma oscillations routes flow of information in the
hippocampus. Nature, 2009; 462 (7271): 353 DOI: 10.1038/nature08573
.
IBM
accusé d'annonces mensongères Jean-Paul
Baquiast- 28/11/2009
Il
faut se méfier lorsque des ingénieurs informaticiens
annoncent avoir réalisé l'équivalent d'un cerveau
de chat, quand ce n'est pas de nourrisson, en utilisant les ressources
d'un ordinateur géant, fut-il d'IBM. Un curieux conflit vient
d'éclater entre deux groupes de chercheurs travaillant de
façon différente sur un IBM Blue Gene. Un concours
avait été lancé en février 2008 par
la National Academy of Engineering, afin de récompenser le
chercheur qui pourrait le mieux, par ingénierie inverse,
simuler une portion significative d'un cerveau de mammifère.
Début novembre, le chercheur Dharmendra Modha d'IBM fit connaître
au monde entier (nous attendions un peu, avant d'en faire mention
ici, bien nous en a prit) qu'il venait de simuler l'équivalent
d'un cerveau de chat, ce qu'il présentait comme un pas décisif
dans la simulation du cerveau humain.
Or
dans une lettre ouverte, le chercheur Henry Markram, directeur du
projet Blue Brain mené en collaboration avec du personnel
d'IBM à l'Ecole Polytechnique fédérale de Lausanne,
vient d'accuser de propagande mensongère cette annonce, indiquant
qu'au mieux Modha avait simulé un cerveau de fourmi. IBM
a répondu à son tour, en mentionnant les universités
associées au travail de Modha, Stanford, Wisconsin-Madison,
Cornell, le Columbia University Medical Center, l'University of
California-Merced et le Lawrence Berkeley National Laboratory. Ceci
dit, IBM en rabat sur l'annonce de Modha, semblant dire qu'il ne
cherche pas vraiment à simuler un cerveau de mammifère,
mais plutôt à améliorer l'efficacité
énergétique et fonctionnelle d'un futur calculateur
reproduisant au mieux les architectures décelées dans
les cerveaux de mammifères.
Ce
recul d'IBM n'a pas empêché Dharmendra Modha d'obtenir
le Prix Gordon Bell à la récente SC09 Supercomputing
Conference. Ce à quoi Markhram a répliqué que
si quelqu'un méritait un prix, c'était lui. Chez IBM,
les chats se battent entre eux.
Nous
avions signalé le Blue
Brain Project de l'EPFL en son temps, tout en indiquant
que cette démarche n'était sans doute pas la meilleure
pour simuler le cerveau. Comment en effet construire un ensemble
hyper-complexe de millions de cellules en relations synaptiques,
fut-il limité à une minicolonne corticale, lorsque
l'on ne sait pas exactement comment dans la nature ces cellules
se connectent et pourquoi faire ?
PS
au 29/11/2009. Alain Cardon nous écrit, en réaction
à cet article:
"La voie suivie par IBM est une espèce
de tromperie car on sait qu'elle est vaine. Le niveau neuronal n'est
pas pertinent pour représenter ni la pensée calculable,
ni la pensée humaine. Il faut se baser sur une architecture
représentant les actions de groupes neuronaux "significatifs"
pour des caractères idéels (des actions ne sont pas
des objets matériels), agréger ces groupes actifs
selon une voie morphologique dynamique et se baser sur un contrôle
satisfaisant les instances du modèle freudien. C'est là-dessus
que j'ai travaillé et c'est la voie qui mène à
la transposition. Mais IBM est IBM, une entreprise financière
qui opère pour sa fortune. Ils sont assez mal placés
devant Google et les systèmes comme Linux, et surtout devant
les systèmes hyper-distribués. C'est la fin d'une
certaine sorte d'informatique basée sur les machines, les
grosses machines, les réseaux propriétaires."
Petman,
le robot anthropomorphe capable de marcher comme un humain
Christophe Jacquemin - 30/10/2009
Nous vous avions
déjà présenté dans nos colonnes les
incroyables robots réalisés par la firme Boston Dynamics,
par exemple le robot porteur de charge BigDog (cf
notre actualité du 8 mars 2006).
Voici
aujourd'hui Petman (Protection Ensemble Test Mannequin), premier
robot anthropomorphe créé afin de tester des tenues
de protection chimique pour larmée américaine. «A
terme, Petman permettra de sauto-équilibrer et de se
déplacer librement, en marchant, rampant et faisant un grand
nombre de tests de résistance sur les tissus exposés
à des agents chimiques utilisés en guerre» expliquent
les responsables de la société.
Comme la mule
robotique BigDog, Petman reste debout et garde son équilibre,
même lorsquil est bousculé ou déséquilibré.
Il peut effectuer la même marche quun humain (talon-pointe)
à la vitesse de 5,15 kilomètre par heure.
Ce robot pourra également simuler la physiologie humaine
dans les vêtements de protection, en contrôlant la température,
lhumidité et la transpiration lorsque cela est nécessaire,
afin d'offir des conditions de tests les plus réalistes possibles.
Ariane,
Areset l'avenir des
missions lunaires
Jean-Paul Baquiast - 30/10/2009
Le
lanceur européen Ariane 5 a accompli avec succès le
29 octobre sa sixième mission de l'année 2009, en
plaçant sur orbite de transfert géostationnaire les
satellites NSS-12 et Thor-6 pour le compte des opérateurs
SES World Skies et Telenor Satellite Broadcasting.
La masse totale à injecter sur orbite était de près
de neuf tonnes.
NSS-12
a été le 32ème lancement de satellites pour
le compte de l'opérateur SES World Skies par Arianespace
sur un total de 41 satellites constituant la flotte de ce groupe.
Quant à Thor-6, il sera chargé de la diffusion de
la télévision en direct à partir de la position
1° Ouest afin de remplacer Thor-3. Il permettra de couvrir les
pays scandinaves ainsi que les pays d'Europe Centrale et de l'Est
d'où provient une demande croissante dans le domaine d'activité
du satellite. Il a été construit par Thales Alenia
Space.
Le prochain vol d'Ariane, le vol 193, est prévu pour le 10
décembre. Il emportera le satellite Hélios-2B du ministère
français de la défense, ce qui impliquera des mesures
de sécurité très importantes autour du site.
La version d'Ariane 5 ne sera pas l'ECA mais la GS car il s'agira
d'un lancement simple sur orbite polaire et non d'un lancement double
sur orbite de transfert géostationnaire comme le fait généralement
Arianespace. C'est d'ailleurs la dernière Ariane 5 GS produite
Ares
La
veille du vol 192 d'Ariane 5 eut lieu le premier tir d'essai de
l'hypothétique remplaçant de la navette américaine,
le lanceur Ares 1-X . Le lancement fut effectué avec plusieurs
retards. Il a duré 2min30 et s'est achevé à
la fin de la combustion du premier étage et à la séparation
de celui-ci avec le reste du lanceur, comme prévu.
La
Nasa s'est évidemment félicitée de la réussite
de ce test, qui n'a pas révélé de faiblesses
particulières, contrairement à ce que l'on avait craint.
Mais l'avenir du lanceur dans la reprise des missions lunaires reste
incertain. Nous avions signalé précédemment
qu'une commission d'experts présidée par Norman Augustine,
ancien président du groupe Lockheed Martin, avait préconisé
la refonte du programme d'exploration Constellation afin de trouver
des solutions moins onéreuses que celles retenues par l'administration
Bush, à savoir un lanceur léger Ares 1 destiné
à l'équipage ainsi qu'un lanceur lourd Ares 5 pour
le lancement de l'orbiteur et de l'alunisseur. L'audit a proposé
cinq scénarios apportant des solutions différentes,
dont le recours à des compagnies privées telles que
Space X ou United Launch Alliance pour le module habité.
Barack
Obama n'a pas encore pris de décision à cet égard,
mais on doute de son enthousiasme pour la conquête de l'Espace.
Il est clair qu'en l'absence d'une volonté équivalente
chez les Européens, le ralentissement du programme spatial
américain laisserait la voie libre à la Chine, la
Russie et l'Inde pour qui au contraire il s'agit d'un domaine éminemment
stratégique. Le recul des Etats-Unis et l'absence de l'Europe
marqueraient alors aux yeux de tous le déclin de ce que l'on
appelle encore l'Occident et le changement de centre de gravité
dans la puissance du monde.
Le
lancement réussi d'Ares 1-X marquera-t-il un coup d'épée
dans l'eau. A quel recalibrage du programme Constellation aboutira-t-il?
Au-delà des enseignements techniques de ce premier test dans
l'espace, c'est le devenir même de la Nasa et son mode opératoire
qui sont en jeu.
Colloque
de rentrée du Collège de France. Darwin a deux cents
ans
-17/10/2009
Ce
colloque (15 et 16 octobre 2009), était d'un grand intérêt
pour les évolutionnistes et les darwiniens. Il rassemblait
divers chercheurs ayant apporté des contributions décisives
à la théorie darwinienne. Beaucoup d'entre eux ont
déjà été présentés sur
notre site.
Jean-Pierre Changeux. Collège
de France
Introduction Armand de Ricqlès Collège
de France
Histoire de lévolutionnisme Anne Fagot-Largeault Collège
de France
Lévolutionnisme comme science historique Isabelle Olivieri, Université
Montpellier II, Institut universitaire de France
Théorie synthétique et saltationisme
Chris Bowler École normale
supérieure
Haeckel et lévolution, le point de vue des diatomées
Vincent Colot École normale
supérieure
Lépigénétique
au travers des générations : simple bizarrerie ou
moteur de ladaptation ? Luis Quintana-Murc iInstitut Pasteur
et CNRS
Génétique, histoire de l'homme et sélection
naturelle Stanislas Dehaene Collège de
France
Quand le recyclage neuronal prolonge lhominisation Michel Brunet Collège de France
Hominidés Nouveaux paradigmes dune origine africaine
Vendredi 16 octobre
Jean Gayon Université Paris
I Panthéon-Sorbonne
Les origines des facultés mentales et morales chez Darwin
et Wallace Mireille Delmas-Marty Collège
de France
Hominisation et humanisation Miguel Nicolelis Duke University
Computing with Neural Ensembles Jean-Michel Besnier École polytechnique
Comment penser le post-humain
Catherine Malabou Université
Paris X et Buffalo University
Les transformations morphologiques : programme, promesse, ou au-delà
? Lorraine Daston Max Planck Institute,
Berlin
Why Does Nature Have Moral Authority Even If It Shouldnt
Allan Young McGill University
The Traumatic Evolutionary History of Human Nature and Sub-Cortical
Brain Philippe Descamps Université
Paris IV Sorbonne
Le sacre de lespèce humaine Antoine Compagnon Collège de
France
Darwin en littérature
Présentation
de nouvelles générations de robots JPB-CJ
- 15/10/2009
Les
chercheurs japonais ont présenté de nouvelles générations
de robots à la manifestation Robo-One qui s'est tenue fin
septembre à Toyama-City. Le site Wired présente 3
vidéos intéressantes sur ce sujet, la plus remarquable,
bien que la moins spectaculaire, concernant un robot piloté
par les pensées" de son partenaire humain. Les "pensées"
sont des informations électromagnétiques provenant
du cerveau de l'expérimentateur et collectées grâce
à un casque. Cette méthode, on le sait peu, se généralise
dans les jeux vidéos de nouvelle génération,
afin d'actionner les avatars.