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Janvier
2012
Première
production de matière dense par fusion nucléaire laser
Jean-Paul Baquiast - 28/01/2012 

Linac Coherent
Light Source SXR experimental chamber. The central part of the frame
contains the holder for the material that will be converted by the
powerful LCLS laser into hot, dense matter. To the left is an XUV
spectrometer and to the right is a small red laser set up for alignment
and positioning. (Credit: University of Oxford/Sam Vinko)
La fusion nucléaire
contrôlée utilise deux procédés, la fusion
par confinement magnétique (ITER) et la fusion par confinement
inertiel ou par laser. Celle-ci fait appel à de puissants
lasers dont la puissance dépasse 1 pétawatt, dirigés
jusqu'à présent sur une microbille de deutérium-tritium
enfermée dans une coquille de plastique. L'énergie
apportée génère un processus de fusion entre
les atomes, dégageant de l'énergie. En principe un
gain de 10 entre l'énergie de fusion et l'énergie
apportée par laser est obtenu. Reste ensuite à récupérer
cette énergie.
Jusqu'à présent cependant il s'agissait d'un modèle
faisant appel à un mélange gazeux. Mais aux Etats
Unis les chercheurs du SLAC (Stanford National Accelerator Laboratory
(http://www.slac.stanford.edu/)
viennent d'annoncer avoir produit un processus de fusion nucléaire
intéressant la matière solide. Ils ont utilisé
pour cela un laser extrêmement puissant, le Linac Coherent
Light Source (LCLS) produisant des émissions un milliard
de fois plus lumineuses que les sources de rayons X actuellement
utilisées.
La cible en
était un petit fragment d'aluminium. L'émission a
duré moins d'un trillionnième de seconde et a permis
d'atteindre la température de 3 millions de degrés
Celsius. Ici, ce fut la première fois qu'un métal
ou matière dense, jusqu'ici impénétrable aux
lasers, a subi un processus de fusion, donnant naissance à
un spécimen de matière dense chaude hot dense
matter.
L'objectif est dorénavant d'étudier les processus
en cause. Ceci permettra de mieux comprendre ce qui se passe dans
le coeur des étoiles et des planètes géantes,
ainsi que dans le soleil et ailleurs dans l'univers. Ultérieurement
on essaiera de les reproduire à grande échelle.
Une course est ainsi engagée, pratiquement, entre les équipes
d'Iter et celles du SLAC afin de produire industriellement de l'énergie
de fusion. En France, on peut penser que les équipes du laser
Mégajoule (http://www-lmj.cea.fr/)
participeront au défi, s'ils disposent des crédits
nécessaires à l'augmentation de puissance requise.
Référence
S. M. Vinko,
et al., Creation and diagnosis of a solid-density plasma with an
X-ray free-electron laser, Nature, http://www.nature.com/nature/journal/vaop/ncurrent/full/nature10746.html
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Automates Intelligents
Le
candidat du GOP Newt Gingrich plaide pour la Lune 
Jean-Paul Baquiast - 28/01/2012
Se
distinguant de ses concurrents du parti Conservateur pour la présidence
des Etats-Unis, Newt Gingrich vient de plaider pour une ambitieuse
politique spatiale: base permanente sur la Lune vers 2020, système
de propulsion de nouvelle génération pour un vaisseau
martien habité, commercialisation étendue des activités
scientifiques, industrielles et touristiques en orbite basse.
Au moment où le mot d'ordre des politiques est à la
réduction des dépenses non immédiatement rentables,
cette position est intéressante à noter. Le succès
qu'elle rencontrera montrera l'intérêt que porte encore
l'opinion américaine aux programmes spatiaux civils, les
programmes militaires n'étant pas remis en cause par la réduction
du budget du DOD (défense), comme on peut le supposer aisément.
Sources
National Space
Society : http://nss.org/
Revue de presse
: http://www.nss.org/news/releases/NSSPressRelease20120126-Gingrich.html
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Automates Intelligents
La
Chine confirme son ambitieux programme spatial 
Jean-Paul Baquiast - 23/01/2012
La
Chine prévoit pour 2012 le lancement de 21 fusées
et de 30 satellites, selon la China Aerospace Science and Technology
Corp. (CASC). Ceci comportera le lancement du vaisseau spatial Shenzhou-9
qui réalisera un rendez-vous en orbite et l'accostage de
la station orbitale Tiangong-1.
Selon la Compagnie, 100 lancements et la mise en orbite de 100 satellites
seront réalisés entre 2011 et 2015. Le tout en vue
d'usages présentés comme pacifiques. Ceci jouera un
rôle incitatif puissant dans le développement des capacités
industrielles high-tech de la Chine. L'Europe ferait bien de s'en
inspirer, à une époque où l'on y envisage de
relancer des investissements productifs.
Source
http://news.xinhuanet.com/english/
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Automates Intelligents
Un
oeil grand ouvert dans le ciel
Jean-Paul
Baquiast 23/01/2012 

Cette image
curieuse est celle que vient d'obtenir le télescope VISTA,
de l'European Southern Observatory, a Paranal, Chili. Elle représente
la nébuleuse Helix (hélice), référencée
NGC 7293. Prise en infrarouge, elle révèle des nuages
de gaz invisibles en lumière visible.
Helix est une
nébuleuse planétaire galactique relativement proche
(700 années-lumière). Elle est située dans
la constellation Aquarius. Un tel objet n'est en rien une planète,
malgré son nom. Il résulte de l'effondrement d'une
étoile en fin de vie de la taille du soleil. Celle-ci éjecte
ses couches externes, avant de devenir une naine blanche (la petite
tache bleue au centre de l'image). Le diamètre de l'anneau
principal est de 2 années lumière, soit la moitié
de la distance entre la Terre et l'étoile la plus proche,
Proxima.
Le télescope
Vista de 4,1 m. de diamètre dispose de détecteurs
spéciaux bien adaptés à l'infrarouge. Rappelons
que l'ESO possède des capacités d'observation à
terre qui sont les plus performantes au monde.
ESO
: http://www.eso.org/public/
Skynightly
: http://www.skynightly.com/index.html
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Automates Intelligents
Des
réseaux sociaux pour les chercheurs
Et si l'on réenchantait la science...

Christophe Jacquemin
- 22/01/2012
A
l'instar des Facebook, LinkedIn, Viadeo..., remarquons aujourd'hui
d'autres réseaux sociaux et plateformes collaboratives, bien
moins connus car s'adressant surtout au monde scientifique et à
ses chercheurs. Objectif : augmenter les échanges, le partage
de la connaissance, la transparence, les interactions entre membres.
Offrir aussi des outils (bibliothèque raisonnée d'articles,
de courbes, de calculs...).
Ici, l'imagination pourrait être au pouvoir.
Si le leader de ces sites est actuellement Researchgate (plus de
1,3 million de membres), il faut aussi compter avec Figshare, Biomedexperts,
Mysciencework, Knowtex, Mendeley...
On se met alors à rêver de la création d'une
collectivité nouvelle où enfin des termes comme multidisciplinarité,
approche dans la globalité, recherches désintéressées
et partage ne serait pas de vains mots. Un réenchantement
de la science collectif...
Researchgate : http://www.researchgate.net/
Figshare
: http://figshare.com/
Biomedexperts
: http://www.biomedexperts.com
Mysciencework : http://www.mysciencework.com/
Knowtex
: http://www.knowtex.com/
Mendeley
: http://www.mendeley.com/.
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Automates Intelligents
Perspectives
pour contrôler les instabilités dans un réacteur
à fusion
Jean Paul Baquiast
- 22/01/2012 
Le
public européen oublie trop souvent que la Suisse fait partie
du Continent et que ses institutions de recherches contribuent notablement
au renom scientifique de l'Europe. Ceci sans doute parce que s'y
exerce un très fort tropisme vers l'Amérique, dont
le crédit est porté au bénéfice de cette
dernière. Il n'empêche. Aujourd'hui, l'Ecole Polytechnique
Fédérale de Lausanne (EPFL) nous en donne une nouvelle
preuve.
Ses physiciens viennent d'annoncer avoir franchi un pas important
dans la prévention du développement d'instabilités
au coeur d'un réacteur à fusion nucléaire.
C'est une des difficultés que doit impérativement
résoudre le prototype ITER s'il devait être exploité
à terme sur un mode opérationnel. ITER, comme tout
réacteur de type Tokamak, exploite le processus de la fusion
par confinement magnétique. Un plasma constitué de
deuterium et de tritium est porté à très haute
température au sein d'une chambre de confinement (image),
afin d'obtenir par fusion des atomes d'hélium, avec dégagement
d'énergie. Un champ magnétique (variable) induit un
courant électrique au sein du plasma.
Or il arrive que des instabilités se développent dans
le plasma, qui le font vibrer. S'il touche les parois du réacteur,
il se refroidit rapidement et développe des forces électromagnétiques
pouvant détruire la structure de la machine. L'objectif est
donc de réduire sinon prévenir ces instabilités
avant qu'elles ne se développent.
Les chercheurs de l'EPFL proposent pour cela d'utiliser une antenne
qui émette des radiations électromagnétiques
ajustées à la prévention des instabilités,
dirigées vers les zones du plasma où elles peuvent
apparaître, ceci sans perturber le reste de l'installation.
En fait cette antenne sera la même que celle servant à
chauffer le plasma, du type déjà en usage dans le
Joint European Torus (JET). Il faudra la compléter d'un détecteur
d'instabilités adapté à ITER.
Ceci montre aux détracteurs du Programme ITER que les nombreux
obstacles à résoudre pour que celui-ci aboutisse ne
sont pas tels qu'ils devraient condamner d'avance le projet. Dans
le temps qui les sépare d'une mise en service, les ingénieurs
devraient trouver des solutions satisfaisantes
Source
Epfl
: http://actu.epfl.ch/news/one-step-closer-to-controlling-nuclear-fusion/
Article
dans Nature : http://www.nature.com/ncomms/journal/v3/n1/full/ncomms1622.html
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Naufrage
du Costa Concordia
Jean-Paul Baquiast - 16/01/2012 

Nous
laissons à nos confrères de Mer et Marine (magazine
chaudement recommandé concernant les choses de la mer) le
soin d'informer nos lecteurs de l'actualité des évènements
à la date du 16/01/2012. Les sujets de réflexion qu'ils
proposent concernant l'avenir de ce type de paquebot dans la croisière
sont également à méditer.
Surtout
lorsque la volonté de maximiser les profits dirige finalement
les choix stratégiques. Nous ajouterions pour notre part
que, contrairement à ce qu'écrit la grande presse,
le pire aurait pu se produire compte tenu des circonstances du naufrage,
ceci malgré le beau temps. L'équipage mis en cause
par les passagers semble avoir fait son devoir. Ceci ne concerne
pas le quart à la passerelle qui semble au contraire avoir
accumulé les mauvais choix.
Rappelons
que la taille et les équipements d'un tel navire ne suffisent
pas à garantir sa sécurité. La rencontre au
large avec une vague scélérate, toujours à
envisager (rogue wave) peut chavirer en quelques minutes ces grandes
coques à fond plat et aux superstructures déraisonnablement
hautes.
Sources
Mer et marine :
http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=118431&u=98575&xtor=EPR-56-[newsletter]-20120116-[article]
Sur
les vagues scélérates, voir notre
article qui concerne toute son actualité
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