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3 juillet 2012
Jean-Paul
Baquiast et Christophe Jacquemin
The
Cambridge Project for Existential Risk
Les meilleures têtes pensantes de l'Université de Cambridge
(UK) viennent de décider la création d'un projet destiné
à évaluer les "risques existentiels".
Ce terme, qui ne doit rien à Jean-Paul Sartre, désigne
les risques menaçant nos existences. Il s'agit notamment
du développement des technologies susceptibles de présenter
des risques d'extinction pour l'espèce humaine toute entière.
Parmi les fondateurs se trouvent l'Astronome Royal Martin Rees,
auteur d'un scénario très pessimiste concernant l'avenir
de la planète, que nous avions relaté en son temps
("Our
Final Hours"), le philosophe Huw Price et le co-fondateur
de Skype Jaan Tallinn.
Les technologies à surveiller en priorité sont, selon
les fondateurs, l'intelligence artificilele, les biotechnologies
et la vie artificielle, les nanotechnologies et les effets sur le
climat des changements d'origine humaine : "Le caractère
sérieux de ces risques est difficile à évaluer,
mais ce simple fait est sujet d'inquiétude, vu la gravité
des enjeux".
Les fondateurs considèrent que le travail d'investigation
scientifique qui s'impose est bien plus important que tout ce qui
a été réalisé jusqu'à présent
dans le monde. Ils comptent sur l'excellence de l'université
de Cambridge pour attirer les meilleures équipes interdisciplinaire,
capables d'évaluer les risques et proposer des solutions.
Certains esprits sourcilleux verront dans cette initiative une façon
détournée de faire ici de l'intelligence économique.
On peut espérer cependant que la réputation de l'université
de Cambridge la mettre à l'abri de tels comportements, fréquents
aux Etats-Unis et en Chine.
Pour notre part, nous pensons qu'en collaboration éventuelle
avec d'autres pays européens, le nouveau gouvernement français
devrait favoriser la création d'un Projet de cette nature.
Ceci devrait permettre, non seulement d'évaluer les risques
mais, en assurant un indispensable dialogue avec les citoyens, favoriser
le développement des technologies considérées
comme maîtrisables et utiles.
Référence
* Le projet: Le site
est en construction et se garnira progressivement. On y trouve la
liste des membres fondateurs.
* Les premières contributions peuvent être adressées
à contact@cser.org
Note
* Voir sur ce thème notre
article du 29/06/2012. La course apparemment irréversible
à l'effondrement de la biosphère