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9 novembre 1999
Christophe
Jacquemin
Dis maman...,
c'est quoi les méthodes d'imagerie médicale?
Initiée au début du siècle avec la radiographie par
rayons X, l'imagerie médicale a donné lieu à de nouvelles
techniques comme l'IRM (imagerie par résonance magnétique)
ou la TEP (tomographie par émissons de positons), aujourd'hui accessibles
aux patients, permettant de faire des analyses in vivo, de visualiser le
fonctionnement cérébral ou cardiaque, etc.
Donnant par ailleurs la possibilité de suivre le trajet d'un
médicament dans le corps, ces techniques constituent un atout
capital dans le développement de nouveaux médicaments.
On peut classer les techniques d'imagerie en deux catégories :
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Imagerie par résonance
magnétique
après greffe de neurones dans un cerveau malade.
Les sites d'implantation des greffes sont indiqués
par les flèches (photo:CEA/CNRS/INSERM)
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- Les techniques qui n'utilisent pas de traceur :
ce sont les propriétés intrinsèques
de l'objet à visualiser qui sont ici exploitées.
C'est le cas des rayons X (absorption de la matière),
de l'IRM (résonance, sous l'effet d'un champ magnétique
intense, des noyaux d'hydrogène très abondants
dans l'eau, l'hémoglobine et les graisses des tissus),
etc. Ces techniques permettent en général
de réaliser une image anatomique. Toutefois, avec
l'IRM, on peut également faire de l'imagerie fonctionnelle
(IRMf), en visualisant par exemple la variation du débit
sanguin local, via les propriétés magnétiques
de l'hémoglobine.
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Visualisation par
TEP de la répartition
de brins d'ADN
marqués dans l'organisme
(photo : CEA/INSERM) |
- Les techniques qui nécessitent un traceur (élément
radioactif ou isotope stable): la molécule marquée
est intégrée à la molécule que
l'on souhaite suivre, cette dernière étant
administrée dans le corps (en général
par voie intra-veineuse). Un équipement adapté
(caméra en tomographie par émission
de positons ou par émission de simples photons) permet
de visualiser le trajet de ce traceur.
- La TEP utilise comme traceurs des isotopes artificiels
de l'oxygène, du carbone ou du fluor, émetteurs
de positons. Ces éléments radioactifs peuvent
être fixés sur une molécule d'eau
(pour l'observation du débit sanguin), sur une
molécule proche du glucose (pour la mesure de consommation
de glucose dans le coeur ou le cerveau), sur des protéines
d'acide gras (pour la synthèse protéique),
ou encore sur des molécules à usage
thérapeutique. Dans ce dernier cas, la TEP permet
de visualiser in vivo le trajet et la localisation du
médicament dans le corps humain.
- La tomographie par émission de simples photons
(TEMP ou encore SPECT), quant à elle, utilise des
isotopes radioactifs de l'iode, du technetium, du thallium
ou de l'indium, qui émettent des rayons gamma.
Cette technique permet de visualiser la distribution tridimensionnelle
du radiotraceur et également de le quantifier.
- La spectroscopie RMN, qui utilise le même
principe de résonance magnétique nucléaire
que l'IRM, permet, en outre, si l'on utilise
des isotopes stables, d'obtenir des informations
sur le métabolisme des molécules marquées
que l'on injecte au patient : cette technique permet de déterminer
la concentration et la forme biochimique des molécules
marquées que l'on retrouve dans un volume
défini d'un tissu biologique. Ceci peut être
notamment particulièrement utile pour l'étude
du métabolisme de certains médicaments.
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