William Ditto (wditto@acl.gatech.edu),
directeur du Laboratoire
de Chaos Appliqué à l'Institut Geogia de
technologie d'Atlanta, a présenté ses travaux le 17
septembre sur l'utilisation des neurones de sangsues au sein
d'un ordinateur biologique, lors du marché international
du multimédia qui vient de se tenir à Montréal.
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Ordinateur biologique
à base de neurones de sangsues
(Applied Chaos Laboratory)
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Il a expliqué comment son laboratoire avait réussi à
brancher des neurones vivants de sangsues à des puces électroniques
en silicium, et faire faire des opérations simples avec le
montage obtenu.
"Nous allons nous heurter d'ici quinze ans au mur de la physique
fondamentale qui limitera le développement des ordinateurs
(...). L'ordinateur est limité et relativement lent : l'idéal
est désormais d'arriver à un ordinateur qui se comporte
comme le cerveau", a notamment expliqué le chercheur.
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Utilisant leurs capacités à manipuler du tissu
vivant, les scientifiques du laboratoire se sont intéressés
spécialement aux sangsues parce que "leurs neurones
sont relativement compris", notamment dans leurs
interactions avec d'autres neurones.
Plongés dans un bain nutritif, ces neurones ont
été intégrés dans un ordinateur
traditionnel. En utilisant des électrodes et des variations
de courant, les chercheurs ont réussi à leur faire
effectuer des additions très simples, du type
5+3.
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Chaque neurone
a sa propre activité électrique et répond
isolément à un stimulus électrique. Grâce
à cette propriété, chaque neurone peut
représenter un nombre. Le calcul résulte
de l'interconnexion de chacun des neurones
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Dans moins de 5 ans, affirme William Ditto, "nous seront
capables de leur faire faire plus que des opérations
simples, et quelques années plus tard nous aurons un
ordinateur de recherche, un ordinateur qui commencera à
être capable de trouver des solutions innovantes (...).
Nous sommes à la fin des débuts de la science
de l'ordinateur et déjà aux débuts de
la bio-informatique".
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