Une étude menée par des chercheurs italiens sur des souris, parue
ce 18 novembre dans la revue Nature
(voir référence en fin de texte), montre que la suppression
d'un gène spécifique permet d'enregistrer un allongement de
plus d'un tiers de leur durée de vie, sans qu'elles ne développent
de troubles apparents.
"Si nous savions depuis au moins dix ans que chez certaines espèces
animales -par exemple les vers et les mouches- la durée
de vie était contrôlée par quelques gènes, dont l'élimination
provoque l'allongement de la durée de vie, personne n'avait
prouvé jusqu'à présent que la même chose
était valable aussi chez les mammifères", a notamment
déclaré Per Giuseppe Pelicci (directeur du département
d'oncologie expérimentale de l'Institut européen d'Oncologie, co-auteur
de l'article), lors d'une conférence de presse donnée
à Milan.
Les travaux ont porté sur la suppression chez la souris du gène
contrôlant la protéine p66shc, qui elle-même gouverne
la réponse cellulaire au stress oxidatif (mécanisme répondant
au fonctionnement interne de la cellule ou à des facteurs extérieurs
comme les rayons ultraviolets, provoquant sur la cellule des dommages qui augmentent avec
le processus de vieillisement). Les souris privées de la protéine
p66shc se sont montrées plus résitantes
au stress oxidatif et ont vu leur vie prolongée. Ainsi, ces résultats
établissent un lien direct entre le stress oxidatif et le viellissement, suggérant
que les gènes qui régulent la réponse cellulaire
à ce stress déterminent aussi la durée de vie des
souris.