Dans
un communiqué daté du 11 décembre 2000, le groupe Intel promet d'ici
cinq à dix ans un microprocesseur d'une puissance de l'ordre de
10 gigahertz (contre 1,5 gigahertz aujourd'hui), intégrant plus
de 400 millions de transistors d'une taille proche de l'atome, pour
une puissance s'approchant de la vitesse de réaction du système
nerveux
Une véritable prouesse puisque la grille de transistors devrait
avoir une épaisseur de 30 nanomètres* (contre130 aujourd'hui), soit
de l'ordre de trois couches atomiques. Pour mieux fixer les idées,
disons qu' un empilement de 100000 de ces couches atteint l'épaisseur
d'une feuille de papier.
Une miniaturisation qui permet dès lors de multiplier par dix le
nombre de transistors par rapport au meilleur état de l'art actuel
(pentium 4 : 42 millions de transistors).
Avec cette annonce -dont débattaient notamment aujourd'hui à San
Fransisco les scientifiques et ingénieurs au cours de l'"International
Electron Devices Meeting"-, Intel montre que les chercheurs auraient
réussi à s'affranchir des problèmes de chaleurs inhérents à la miniaturisation,
source de dégradation des matériels (le microprocesseur opérerait
à moins d'1 volt). Ce saut technologique résiderait dans la nouvelle
composition chimique des transistors, composition que le groupe
garde aujourd'hui jalousement secrête.
Avec de tels microprocesseurs devraient arriver sur le marché
-et dans moins de dix ans- des ordinateurs grand public pouvant
effectuer quelque10 milliards d'opérations par seconde, pour un
prix de l'ordre de 10000F : des performances équivalentes à celles
de calculateurs professionnels dont le coût se monte aujourd'hui
à plusieurs millions francs.
*Milliardième de mètre