Selon les travaux de l'équipe de l'universitaire italien Vittorio Porciatti
parus dans le mensuel "Nature
Neuroscience" daté du mois de mars (voir référence
en fin de texte), les jeux vidéo et les dessins animés pourraient
déclencher des crises d'épilepsie chez les jeunes dont le cerveau
est incapable de contrôler sa réponse à la stimulation de
flashs lumineux ou d'images scientillantes à base de contrastes entre
le noir et le blanc. Ces travaux font suite à une série de crises
épileptiques observées en 1997 chez 685 Japonais qui avaient regardé
"Pokemon" à la télévision, dessin truffé de
flash lumineux.
On sait que chez les enfants de 4 à 14 ans, 0,5 à 0,8% sont
atteints d'une épilepsie dite "photosensible", c'est-à-dire
survenant lors de stimulations lumineuses intermittentes, due à un
dysfonctionnement cérébral sous-jacent encore mal compris.
Le problème résiderait dans la capacité du cerveau à
interpréter des scènes à grandes variations de contrastes
lumineux.
Dès lors, les chercheurs ont enregistré l'activité
électrique du cerveau de 23 jeunes, dont 11 souffrent de cette forme
d'épilepsie. Chez les sujets normaux, l'activité
cérébrale s'accroît jusqu'à un certain point quand
le contraste blanc-noir atteint 20%, puis son niveau retombe. Les scientifiques
ont constaté que chez les sujet prédisposés, le cerveau
continue à s'activer frénétiquement lorsqu'il est
confronté à des contrastes beaucoup plus importants.
Cette réponse anormale aux stimulations visuelles intermittentes survient
aux fréquences relativement basse (4-10 hertz) et se produit seulement
avec les contrastes dans le noir et le blanc. Elle n'intervient jamais aux
fréquences très élevées, ni avec les contrastes
des couleurs. Ainsi, pour les chercheurs, le mécanisme de
contrôle des contrastes manque ou est sérieusement atteint chez
le petit nombre de gens atteint de cetet forme d'épilepsie liée
à la lumière.