Selon des travaux publiés ce jour dans Science
par des chercheurs américains de l'université du Wisconsin
(voir références en fin de texte), les comportements
violents proviendraient d'une incapacité du cerveau à
réguler les émotions. D'après les auteurs, la réaction
d'une personne à une situation dépend de l'interaction de
trois régions du cerveau mais chez certaines de ces personnes, les
liaisons entre ces zones sont mal assurées.
Les scientifiques ont analysé ici les liaisons dans la partie frontale
du cerveau de quelque 500 personnes incapables de contrôler normalement
leurs émotions. Pour 41 d'entre elles (dont des meurtriers, des malades
souffrant d'impulsivité agressive ou atteints de troubles de la personnalité...),
les auteurs ont pu mettre à jourdes dysfonctionnement dans les mêmes
régions du cerveau.